Gaël Perdriau, le maire LR de Saint-Etienne @JACQUES DEMARTHON / AFP

Chantage politique à Saint-Étienne : le maire renvoie son directeur de cabinet 

Une semaine après avoir été placé en garde à vue dans l’affaire de chantage politique à la sextape qui frappe la mairie de Saint-Étienne, le maire Gaël Perdriau a annoncé mardi soir sa décision de "mettre un terme aux fonctions" de son directeur de cabinet visé comme lui par l’enquête judiciaire en cours.

Nouveau rebondissement dans l’affaire du chantage politique à la sextape exercé à la mairie de Saint-Étienne, à l’encontre de l’ancien premier adjoint Gilles Artigues pour le neutraliser politiquement. Une semaine après avoir été placé en garde à vue aux côtés de son directeur de cabinet Pierre Gauttieri, de l’adjointe de celui-ci Claire Vocanson ou encore d’un adjoint municipal Samy Kéfi-Jérôme, le maire de la ville Gaël Perdriau a annoncé mardi 20 septembre "mettre un terme aux fonctions" de son bras-droit M. Gauttieri. 

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Dans un communiqué, l’édile LR affirme que Pierre Gauttieri "a compris les enjeux de cette décision et l'a acceptée". L’élu qui a jusqu'à présent démenti toute implication dans le chantage rappelle néanmoins que "Pierre Gauttieri, comme [lui] et comme chacun de nos concitoyens, bénéficie de cette garantie essentielle de la démocratie qu’est la présomption d’innocence".

Des élus demandent "la mise en congé" du maire

Lors d’un récent entretien avec la télévision locale TL7, l’homme qui présente le maire de la ville comme un "ami" avait exclu de démissionner, se disant "bouleversé de honte" par les propos menaçants qu'il a tenus lors de deux réunions avec le maire et l'ex-premier adjoint, en 2017 et 2018. Des propos tenus au sujet d’une vidéo intime tournée au détriment de Gilles Artigues et qu’il aurait utilisée pour le faire chanter. 

Le départ de cet homme de 54 ans considéré à Saint-Étienne comme l'éminence grise de Gaël Perdriau depuis son élection en 2014, avait été demandé lors d'une réunion des vice-présidents de la métropole la semaine dernière. Certains demandent aussi "la mise en congé" du maire de ses fonctions électives le temps de l’enquête, mais il a fait savoir qu'il comptait rester en place et travaillait "avec détermination". 

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