Ecole Feyzin 90 Tim
© Tim Douet

Réforme des rythmes scolaires : l’essayer c’est l’adopter

Depuis la rentrée de septembre, quatre communes de l’agglomération lyonnaise ont mis en application la semaine de quatre jours et demi. Loin du désordre parisien. Le reportage de Lyon Capitale-le mensuel de novembre. Aperçu.

À Chasselay, au nord de Lyon, les nouveaux rythmes scolaires font désormais partie du quotidien. Si la réforme fait l’objet d’un déluge de critiques au niveau national – en particulier à Paris –, ici elle passe comme une lettre à la poste. “On avait tous les ingrédients pour réussir, avoue Gérald Veltin, adjoint en charge des affaires scolaires. Des enseignants partants, des locaux en dehors des salles de classe et [une] association qui s’occupait déjà du centre de loisirs.”

“Le défi, pour une directrice de groupe scolaire, c’est aussi d’avoir des ateliers périscolaires de qualité, pour éviter d’être une simple garderie.” Chasselay voit la réforme en rose. Il faut dire que ce village, plutôt aisé, du Nord lyonnais a les moyens de ses ambitions. Mais, au sud, trois autres municipalités de la banlieue lyonnaise connaissent des débuts prometteurs : Irigny, Feyzin et Saint-Fons. Toutes s’entendent pour dire que “la condition de la réussite, c’est la concertation”

“Organisation, solidarité, patience”

Car il y a des difficultés à surmonter : disponibilité des locaux, recrutement des animateurs… La directrice de l’école Gilbert-Dru (Lyon 7e), qui expérimente la semaine de quatre jours et demi depuis 2010, ne les minimise pas : “Il nous a fallu beaucoup d’organisation, de solidarité dans l’équipe pédagogique et de patience.” Mais aujourd’hui, “on est tous convaincus de l’efficacité du mercredi matin. Le climat scolaire est plus agréable et les enfants plus attentifs pendant les cours.”

“Gouverner, c’est choisir”

À Feyzin, la mairie a mis le paquet : un catalogue de 90 activités, des postes d’animateurs consolidés, un responsable du périscolaire désigné dans chaque école et l’embauche d’une trentaine d’intervenants. Le tout pour un coût de 150 euros par enfant et par an. Soit un effort de “moins de 1 %” dans le budget, d’après le maire, Yves Blein. “L’Éducation nationale doit être un enjeu partagé”, affirme-t-il. Selon lui, l’aide de l’État (maintenue pour 2014) est suffisante : “Les communes qui affirment ne pas avoir les moyens jouent du pipeau. Elles doivent s’interroger : faut-il continuer à construire de beaux ronds-points, ou améliorer nos écoles ? Gouverner, c’est choisir.”

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L’intégralité des témoignages ainsi que les perspectives et difficultés particulières pour Lyon, qui mettra en place la réforme à la rentrée prochaine, sont à lire dans le reportage publié dans Lyon Capitale n°727 (novembre 2013), en vente en kiosques jusqu’au 21 novembre, et dans notre boutique en ligne.

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