Aéroport
©ERIC CABANIS / AFP

Privatisation de l’aéroport : une association saisit le Conseil d'État

Le 6 avril, l’Acenas a déposé un référé-suspension devant le Conseil d’État pour empêcher la privatisation de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry.

Il y a plus d’une semaine, l’Association contre l’extension et les nuisances de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry (Acenas) déposait un référé-suspension devant le Conseil d’État, dans le seul but "d’arrêter le processus de vente". La procédure dite d'urgence prévoit un examen du contentieux sous quinze jours par les sages du Palais royal.

Me Étienne Tête, l’avocat de l’association qui revendiquerait près de 6 000 membres, a déclaré à l’AFP que "le processus de privatisation viole une directive européenne". Pour lui, cette privatisation ne serait autre qu’un "détournement" de l’obligation de concurrence au sein des délégations de service public.

La peur de "nuisances aériennes, routières et ferroviaires"

"La privatisation a pour objectif le doublement du trafic aérien à 20 millions de passagers et la création d'un hub pour le fret dont l'ambition est de devenir le plus important pour le sud de l'Europe. Pour nous c'est une catastrophe", ajoutait Évelyne Lavezzari, présidente de l’Acenas. L’association s’alarme surtout des conséquences que "les nuisances aériennes, routières et ferroviaires", pourront avoir sur les riverains, pour lesquels rien n’a été prévu.

La privatisation de l’aéroport Saint-Exupéry est appuyée par de nombreux acteurs locaux, notamment les collectivités territoriales et la Chambre de commerce et d’industrie. Pour eux, l’aéroport serait valorisé dans son intégralité entre 800 millions et un milliard d’euros. Avec une estimation de 8,7 millions de passagers commerciaux en 2015, selon l’Union des aéroports français, Lyon figure à la 4e place des aéroports français en terme de fréquentation.

Depuis mars, l’État a lancé les appels d’offres pour la cession des 60 % de l’aéroport qu’il détient et le choix des acquéreurs devrait être fait au cours de l’été. Une dizaine de candidats se seraient déjà manifestés, notamment Vinci Airports, l’aéroport de Genève, mais aussi des Chinois et des Espagnols.

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