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Les loyers dévissent de 4,6 % à Lyon

Des signes inquiétants laissent apparaître une crise des loyers à Lyon et dans l'agglomération. Hausse de la vacance, baisse de la mobilité des biens et effondrement du montant des loyers paniquent les professionnels. Et si les locataires en profitaient ?

Faut-il s'en réjouir ou la redouter ? Le marché lyonnais de la location traverse une crise qui dans son ampleur, semble pire que celle de 2007/2008. Le cabinet Clameur, qui regroupe 38 % des professionnels du Rhône, établit un diagnostic alarmant. Plusieurs indicateurs attestent selon eux d'une dépression.

Vacance immobilière en hausse

D'abord l'activité qui continue de marquer le pas. Dans le secteur, c'est le taux de mobilité des appartements (autrement dit la part de logements libérés par leurs occupants) qui constitue le meilleur reflet du dynamisme du marché. "Plus ce taux est élevé, plus il y a de biens proposés", explique Michel Mouillart, directeur de Clameur. Celui-ci ne cesse de piquer du nez. De 34,9 % en 2004, il avait chuté à 25,6 % en 2007 quand la crise est survenue. Et il continue depuis à baisser, à 24,8 % lors des premiers mois de 2011. Signe inquiétant : le marché national donne des signes de reprise quand celui de Lyon continue de plonger. De plus, le cabinet relève que la vacance a progressé de 10 % par an depuis 2008, contre 5,3 % en moyenne nationale. "Cela représente un manque à gagner annuel de 4,5 % pour les propriétaires", calcule Michel Mouillart.

Habituellement, les loyers du marché privé donnent un coup d'accélération au changement de locataires. Entre 1998 et 2011, ils ont augmenté en moyenne de 4,9 % par an dans le Rhône. Mais depuis le début de l'année, ils ne progressent plus que de 1,2 % lorsque les biens changent de mains, contre 2,6 % en France. L'étude s'est intéressée aux différences de hausses selon que le propriétaire exécute ou non des travaux. Il s'avère que sans opération de rénovation, les loyers baissent même de 1,3 %. Ils progressent de 4,3 % avec des travaux courants et de 7,3 % avec des travaux de remise aux normes. "L'équilibre financier de l'opération n'est pas assuré", en conclut le professionnel. Voilà qui pénalise l'investissement mobilier locatif.

Baisse de 3,4 % des loyers dans le Grand Lyon

Obervons à présent le montant des loyers, dans leur ensemble. Malgré la crise, ils n'ont baissé qu'en 2008 et encore modérément (- 0,5 %). En 2010, leur progression était même soutenue, + 5,9 %. Clameur dispose de statistiques de cette année, arrêtés au 31 mai. Depuis le 1er janvier, la tendance s'inverse brutalement. Les loyers s'effondrent en moyenne de 4,6 % à Lyon pour s'établir à 11,5 euros en moyenne le m2. C'est le 2e arrondissement qui dévisse le plus (- 7,9 %) tandis que le 4e résiste (-0,8 %). Le Grand Lyon (hors Lyon) marque aussi le pas : - 3,4 %. Parmi les villes qui baissent : Villeurbanne (-4,9 %), Bron (-6,8 %) et Brignais (- 6,9 %). Bizarrement, sa voisine est la commune qui progresse le plus : St-Genis-Laval (+9,1 %). Vénissieux se renchérit aussi, de 6,5 %.

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1 commentaire
  1. Festen - 13 juin 2011

    Un petit exemple tout simple pour témoigner de la grande honneteté des professionnels de l'immobilier. Je paie un loyer de 600 euros par mois charges comprises, l'appartement n'a pas été rénové depuis huit ans lorsque je pars. Il est reloué sans rafraichissement immédiatement 750 euros. Soit une sacrée augmentation tout de même. Sachant que mon loyer a été ré-évalué conformément à l'indice INSEE. Ces professionnels de l'immobilier sont des escrocs et ce n'est que juste retour des choses.

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