Hôpital St-Luc St-Joseph brûlés 1
© Tim Douet

L’ORS dresse la première analyse de la santé d’Auvergne-Rhône-Alpes

La région Auvergne-Rhône-Alpes verra le jour le 1er janvier. Les observatoires régionaux de la santé (ORS) dressent aujourd’hui une première analyse de la santé dans la future région.

La future grande région Auvergne-Rhône-Alpes va représenter 12 % de la population française, soit 7,7 millions d'habitants, répartis de façon inégale sur le territoire. Certains départements sont très peuplés (Rhône, Isère) et d’autres très peu (Cantal, Haute-Loire, Ardèche, Allier, Drôme).

Le rapport des observatoires régionaux de la santé (ORS) montre que "plus de la moitié des décès, dans la région comme en France, sont dus à des cancers ou à des maladies cardiovasculaires (respectivement 28 et 26 % des décès)". Le diabète touche quant à lui environ 4 % de la situation régionale et davantage les zones urbaines et les populations précaires.

L'ORS liste aussi les premières causes de décès évitables en Auvergne-Rhône-Alpes. Les maladies liées au tabac arrivent en tête, avec 3 300 décès par an, devant l'alcool (1 900 décès par an) et les suicides (1 000 décès par an).

La région se démarque aussi par la concentration des risques environnementaux (présence de radon, risque sismique, mouvements de terrain...) et technologiques (ruptures de barrage, nucléaire, transports de matières dangereuses…). L'ORS pointe également le problème de la qualité de l'air dans la région, "qui reste préoccupante pour la santé de la population à proximité des grands axes routiers", estime l'observatoire.

Face à ces différents problèmes, les taux d’équipement en établissements et en professionnels de santé sont conformes aux taux nationaux, même si "la répartition des professionnels libéraux sur le territoire s’avère déséquilibrée", selon l'ORS. Notamment dans l'Ain, l'Allier ou la Haute-Loire, où l'on observe une pénurie de médecins généralistes.

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