Hôtel de passe, stups, corruption : le n°2 de la PJ de Lyon en garde à vue

L'adjoint de la police judiciaire de Lyon, Michel Neyret, a été placé en garde à vue à Lyon jeudi, et transféré à Paris dans l'après-midi. La police des polices enquête depuis des semaines sur plusieurs activités suspectes, notamment un trafic de stupéfiants et des activités autour d'un hôtel à Vienne en Isère. (Actualisé le 30 septembre à 8h57).

C’est un véritable coup de tonnerre qui frappe la police lyonnaise et plus globalement la police française. Michel Neyret, directeur adjoint de la police judiciaire de Lyon, a été placé en garde à vue jeudi 30 septembre et transféré à Paris en milieu d'après-midi. Michel Neyret est pourtant considéré comme un grand flic, une figure de la PJ, respectée pour ses résultats face au grand banditisme lyonnais ou grenoblois.

Mais depuis plusieurs semaines, Michel Neyret était dans le viseur de la police des polices. Selon nos informations, quatre enquêteurs de l’Inspection générale des services étaient à Lyon depuis fin août. Officiellement, ils enquêtaient sur un commissaire en fin de carrière qui avait mobilisé sa brigade au service de sa maîtresse. "Il s’agissait d’un leurre" nous indique une source proche de l’enquête qui ajoute "on ne se met pas sur le n°2 de la PJ comme ça !".

Michel Neyret est suspecté de corruption et de trafic de stupéfiants. D’autres faits pourraient lui être reprochés. En effet, d’après une source proche de l’enquête, Michel Neyret était également surveillé pour ses activités autour d’un hôtel de passe à Vienne d’où il a pu écouler son trafic de stupéfiants, de la cocaïne d’origine sud-américaine toujours d’après une source proche de l’enquête. D'après nos informations, sa femme, également en garde à vue, était en charge de la gestion de cet hôtel.

Selon nos informations, les pontes de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCTRIS) ainsi que de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) étaient au courant du double jeu du n°2 de la PJ de Lyon depuis début septembre.

"Une liste de noms de notables lyonnais pourrait être dévoilée"

Autre élément qui intervient dans l'enquête de la police des polices, les écoutes téléphoniques de Michel Neyret. D'après ces écoutes que nous relate un proche de l'enquête, le n°2 de la PJ lyonnaise aurait alerté des trafiquants de drogue et des conducteurs de "go fast" d'interventions de la police leur permettant ainsi d'échapper à des coups de filets.

Depuis plusieurs années, on pouvait apercevoir le n°2 de la PJ dans des soirées mondaines à Lyon aux côtés de nombreux notables de la ville.

Michel Neyret serait également suspecté de blanchiment d’argent et de posséder plusieurs comptes bancaires offshore, notamment en Suisse, qui auraient pu être alimentés par le trafic de drogue. Notre source indique que l’enquête va réserver des surprises et que "une liste de noms de notables lyonnais pourrait être dévoilée". Pour l’heure, la prudence est de mise en attendant les développements de l’enquête.

à lire également
Les enseignants syndiqués du lycée Jacques Brel de Vénissieux critiquent sévèrement l'intervention policière du jeudi 6 décembre, au cours de laquelle un élève a été gravement blessé par un projectile lancé par les forces de l'ordre. Ils pointent une utilisation disproportionnée de la force.
18 commentaires
  1. spendose - 29 septembre 2011

    Ah tout de suite il doit moins faire le malin que dans 'Zone Interdite...'

  2. populiste - 29 septembre 2011

    Pour ma part j'ai trouvé son positionnement par rapport a une arrestation musclée des casseurs de la rue de la république étonnant.Mais il n'y a peut être pas de cause à effet.

  3. liberty42 - 29 septembre 2011

    et dire que c'est par cette personne que j'ai été injustement reconduite à la porte, il s'était mis à trois pour me virer, j'ai tout perdu travail et le reste Finalement il y a une justice. La roue tourne et j'en suis pas mécontente

  4. Autre source - 29 septembre 2011

    Vous feriez mieux de vérifier vos sources. Cet hôtel est tout sauf un hôtel de passe, bien au contraire ! Vous êtes responsables des informations que vous relayez. Article bien léger et bien décevant de la part de Lyon capitale (niveau presse peuple...)

  5. mum - 29 septembre 2011

    LYON CAP ferait mieux de s'informer avant de 'sortir' des aneries pareilles!!c'est une honte de lâcher des infos pareilles!!!Vérifiez vos sources effectivement!!!

  6. rifdel’atlas - 30 septembre 2011

    ben voyons... la machine à concession va être de sortie...ils me font rire les deux zozos à balancer que l'hotel est pas un truc bizarre... pourquoi sa femme est en garde à vue alors? ah mais comme c'est un grand flic (et ça c'est vrai), ça va discuter sec au 36... généralement on dit on touche pas à la famille... au contraire bien renseigné lyon cap, on verra la suite, si suite il y a, ça pourrait déboucher sur un gros scandale comme ils disent à la TV. et Pechenard et Squarcini, ils étaient pas au courant eux pt'être....?

  7. Slim Mazni - 30 septembre 2011

    À nos lecteurs. S'agissant de l'hôtel, nous maintenons nos informations. La formulation peut donner à penser qu'il s'agit d'un hôtel miteux et délabré d'un quartier populaire de centre ville. Il est question d'un hôtel de prestige avec des prestations haut de gamme dirigé par l'épouse de M. Neyret mais dont les activités ont paru suspecte aux enquêteurs qui se penchent depuis de longues semaines sur le N°2 de la PJ lyonnaise. Pour notre part, nous réaffirmons qu'il s'agit d'un hôtel de passe et que cette information nous a été fournie par une source proche de l'enquête. Enquête que, d'ailleurs, nous suivions depuis quelques semaines déjà, avant même le placement en garde à vue de Michel Neyret hier, preuve supplémentaire de la crédibilité de nos sources dans ce dossier. SLIM MAZNI

  8. Sebastien - 30 septembre 2011

    Monsieur Mazni...L'appellation 'sources proches de l'enquête' est un terme générique pour désigner les fonctionnaires de police qui en violation de leur obligation de réserve et parfois même du secret de l'instruction 'balancent' sous couvert d'anonymat des informations aux journalistes tels que vous.Cela ne vous vient pas à l'idée que dans certains cas il peut s'agir d'une belle occasion de règler des comptes internes ? Recouper les informations par des investigations mettant en exergue des éléments concrets, voilà ce que les journalistes devraient faire dès lors qu'il s'agit d'une affaire aussi grave... Mais qu'est ce que la déontologie face à l'opportunité d'un 'scoop' ?L'emploi du conditionnel n'enlève en rien le côté diffamatoire de certaines déclarations.Tel est mon avis.Une source proche des sources de l'enquête.

  9. lyonnais - 30 septembre 2011

    Pour l'hôtel tout dépend où l'on se situe!!Si c'est par rapport à Estressin ou Vaugris en effet ça ne l'est pas. Si c'est par rapport à une autre ville, alors là ???

  10. Sebastien - 30 septembre 2011

    NB : Comprenez bien mon propos : affirmer sur la seule et unique base d'une information provenant d'une 'source proche de l'enquête' que l'épouse de Monsieur NEYRET, placée sous le régime de la garde à vue, gère un hotel de passe relève purement et simplement de la diffamation.La liberté de la presse, si elle doit être garantie dans une démocratie, ne doit pas faire oublier le pouvoir de destruction que peuvent avoir les médias...Il semble que certains journalistes en ont conscience, et font preuve de rigeur, d'autres non.Par ailleurs pourquoi publier la photographie de Monsieur NEYRET avec des titres aussi tape à l'oeil si ce n'est pour vendre du papier ?Au delà de l'aspect judiciaire, qui certes est un véritable coup de tonnerre de par la personnalité du mis en cause, il semble qu'il y a aussi une volonté délibérée d'utiliser la presse afin de 'salir' l'image d'un homme, au delà de la simple nécessité d'informer.Que l'enquête suive son cours et que la Justice se pronnonce. Nous verrons si l'épouse de monsieur NEYRET est effectivement, comme vous l'affirmez, mise en examen pour proxénétisme aggravé. Votre rigeur de journaliste ne pourra plus dès lors être infirmée... Dans le cas contraire, j'espère que tout sera mis en oeuvre pour que vous puissiez assumer pleinement la portée de vos propos.Sébastien

  11. rifdel’atlas - 30 septembre 2011

    @ sebatsien, si vous êtes une source proche des sources de l'enquête, alors vous avez vos habitudes à Marius Berliet... donc vous devez en savoir un rayon sur cet hôtel... pourquoi ne pas dire ce que vous savez plutôt que de vous en prendre à la déontologie des journalistes... vous avez des éléments pour affirmer que c'est faux.? et sinon, dites-moi, si je vous suis, toute cette affaire ne serait qu'un règlement de compte interne?? une guerre des polices? si vous avez vos habitudes à marius..., alors vous le savez comme moi, au 36... ça va négocier, M. Neyret est respecté, non? c'est pas n'importe qui et il a été utile à ssa ville, son pays... que la justice travaille...

  12. Autre source - 30 septembre 2011

    Bravo Sébastien je suis entièrement d'accord avec vous. Je connais personnellement très bien cet hôtel m'y rendre très souvent et je n'ai jamais rien vu de tous ces racontars. C'est vraiment de la diffamation purement gratuite, voire de l'acharnement. De grandes stars de la musique y séjournent régulièrement et pourraient en témoigner.Il faut arrêter de croire n'importe qui et de raconter n'importe quoi. Lyon Capitale ferait bien de dire à sa 'source proche de l'enquête' d'arrêter de délirer en faisant courir de fausses rumeurs. C'est trop facile de tirer sur l'ambulance et vraiment pas très glorieux.

  13. Sebastien - 1 octobre 2011

    Voici un article paru sur le site de votre confrère Le Progrès relatif au fameux hôtel dont vous parlez :http://www.leprogres.fr/france-monde/2011/10/01/a-vienne-l-epouse-de-michel-neyret-gere-une-maison-d-hote-familialeQu'avez vous à répondre à cela Monsieur Mazni ?Auriez vous confondu 'Hotel de Charme 3 étoiles' avec 'hotel de passe' ?Si c'est le cas, félicitations. Votre (dés)information a déjà été très fortement relayée par la blogosphère...Sébastien

  14. rifdel’atlas - 1 octobre 2011

    ah ah ah ah!!, que de passions autour de cet hôtel... vrai, pas vrai, alors on s'affole, on panique ou a juste peur pour un copain ou juste envie qu'il s'en sorte ce qui est humain... mais bon, alors l'hôtel, et si on parlait du petit bistrot dans le 6e, bien caché par le par et les touristes de renzo piano, le L... je crois???? et si on parlait de ce qui s'y passait, toute la flicaille est au courant non? je suis d'accord avec sur un point: soit c'est le grand déballage, soit on a juste une affaire ma foi classique chez les poulets...

  15. Sebastien - 2 octobre 2011

    Si le législateur à prévu les cas de diffamation (Loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881), un arrêt de la Cour d'Appel de Paris en date du 06 juin 2007 fait jurisprudence en ce qui concerne la 'bonne foi journalistique' dont peuvent se prévaloir les journalistes poursuivis (parfois abusivement d'ailleurs). Aux termes de cet arrêt, pour que la bonne foi journalistique puisse être évoquée, elle doit répondre à 4 critères : 1) les propos doivent être mesurés et prudents 2) ils doivent s'accompagner de l’absence d’animosité personnelle 3) ils doivent poursuivre un but légitime 4) ils doivent s'accompagner de la qualité de l’enquêteConcernant les 1) et 4), je vous souhaite bien du courage pour en faire la démonstration, s'agissant de ce brillant passage :'d’après une source proche de l’enquête, Michel Neyret était également surveillé pour ses activités autour d’un hôtel de passe à Vienne d’où il a pu écouler son trafic de stupéfiants, de la cocaïne d’origine sud-américaine toujours d’après une source proche de l’enquête. D'après nos informations, sa femme, également en garde à vue, était en charge de la gestion de cet hôtel.'Sébastien

  16. libremag - 3 octobre 2011

    Je suis surprit et écoeuré de voir comment l'on traite Le commissaire Neyret ! De quoi parle t'on , d'invitations sur la côte d'Azure aisni qu'au Maroc . Fréquentation de deux personnes dont une issue du millieu de la nuit Lyonnaise... Je crois rêver , que pensez-vous des affaires d'état qui sortent actuellement ( Bétencour , les frégattes , le fadettes...) et les amis de notre chère ministre de l'intérieur!!! Franchement accusé ce commissaire d'avoir rémunérer des indics avec de la drogue n'est pas choquant , bien moins que des millions de rétro- commissions dont on ne parle pas . Je soutiens Le commissaire et ses services.

  17. jack - 7 octobre 2011

    pas d'immunité diplomatique pour cette personne, pour quand les politiques l'aurons plus car ils y à autant de cas que lui.

  18. tamarone - 8 octobre 2011

    Après ce lynchage médiatique il serait bon que votre journal vérifie ses sources avant de publier des inepties telle que 'hôtel de passe' etc.. Cet établissement est honorablement connu sur Vienne et n'a jamais attiré les foudres de la justice. Vous savez qu'une plainte va être déposée à votre égard pour diffamation et je l'approuve totalement en tant que juriste. Quant aux faits reprochés à Michel Neyret j'estime qu'ils sont en concordance avec la manière dont il faut lutter contre la criminalité: Tous le coups sont permis puisque 'l'autre camp' n'en exclue aucun pour parvenir à ses fins. Je suis indépendantiste Corse et je connais bien ces méthodes... Pour vous, Lyon Capitale, à bon entendeur.... Pace e salute.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

Nos BD
Faire défiler vers le haut