Grève TCL : le maire du 6e dénonce une “prise d’otage de la CGT”

Pour Pascal Blache, la grève des transports en commun débutée la semaine passée s’apparente à une “prise en otage” des Lyonnais.

“Que la CGT cesse sa prise d’otages.” C’est par ces mots que le maire du 6e arrondissement a tenté d’interpeller les agents grévistes des TCL, dans un communiqué diffusé ce mercredi. Pascal Blache estime que le mouvement social a un impact négatif sur l’économie et sur la santé publique. Dénonçant le manque à gagner pour les commerçants à la veille de la Fête des lumières, il souligne aussi les effets néfastes de la grève sur la santé de la population en période de pic de pollution.

L’édile s’alarme du fait que le manque de disponibilité des transports n’incite les Lyonnais à continuer à utiliser leurs véhicules et conclut qu’“il serait irresponsable, insoutenable, inacceptable, que vous [visant là les grévistes] ne cessiez pas immédiatement votre mouvement”. Au moment où la grève se durcit avec l’extension du mouvement au réseau de bus, lundi 5 décembre, pas sûr que les responsables syndicaux entendent cet appel.

4 commentaires
  1. nico-yzfr6 - jeu 8 Déc 16 à 8 h 21

    M. Le Maire, les mot ont leur importance. Etre prise en otage, c'est très souvent par des groupes criminels qui veulent attenter à votre vie, qui vous privent de nourriture, de liberté et qui peuvent vous menacer avec des armes...Donc, non, la CGT ne prend personne en otage en faisant grève.

  2. Tx - jeu 8 Déc 16 à 9 h 21

    ... en tous cas, la CGT est très forte pour vider de sa substance et de toute sa noblesse le principe de la grève. Il serait surtout intéressant d'évoquer ce qu'il y a derrière tout ça... ce procès perdu pour 'mise en danger de la vie d'autrui' lancé par du personnel, et celui qui a lieu en ce moment par l'exploitant pour 'calomnie'... Le syndicalisme tel qu'il est pratiqué aujourd'hui, c'est comme l'andouillette, ça sent un peu la m... Et quand on en emm... plusieurs centaines de milliers de voyageurs pour les intérêts d'un poste, pendant un pic de pollution et à J - 0 d'un événement important pour les finances de la ville et des commerçants, ça n'est peut être pas une prise d'otage, mais au moins une méthode de barbouze...

  3. Geoffroy Bertholle - jeu 8 Déc 16 à 9 h 35

    Monsieur, Si le préfet le juge nécessaire il a la possibilité de suspendre de leur droit de grève les agents des tcl comme le font certaines institutions publiques dont les services de santé en cas de grève, ce qu'il n'a pas fait. À chacun sa place : la Cgt défend les intérêts des salariés, le préfet celui de la santé des lyonnais.... mais vous qui êtes vous pour remettre en cause un droit constitutionnel ?

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