Dur d’être ministres

On ne compte plus le nombre de ministres contredits par le Premier ministre ou par le président… Cela s’appelle des “couacs”.

Beaucoup ont compris, se taisent, ne se manifestent jamais, au point que personne ne soupçonne leur existence. Mais l’annonce récente de la “remise à plat du système fiscal” par Jean-Marc Ayrault relève du grandiose : les ministres de Bercy (ils sont sept !), Moscovici et Cazeneuve en tête, respectivement ministres de l’Économie et des Finances et délégué au budget n’étaient au courant de rien. Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, qui était présent, a reconnu : “On est tombés de notre chaise.”

Il y a mieux – ou pis, c’est selon : le Premier ministre a indiqué que la remise à plat serait effective en 2015, ce à quoi le président a précisé que la réforme s’étalerait sur tout le quinquennat, jusqu’en 2017 donc. On n’est plus à une contradiction, à une incertitude, près.

C’est Martine Aubry qui disait à propos de François Hollande, en évoquant une formule de sa grand-mère, “Quand c’est flou, il y a un loup” – ce qui ne l’empêchera pas un jour de se retrouver à Matignon, Fabius est bien au Quai d’Orsay (pour mémoire : “Vous imaginez… François Hollande président… On rêve !”).

Bah, le onze tricolore s’est qualifié pour le Brésil, le tireur fou a été arrêté, tout va bien.

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