Lyon : les nouvelles tables étoilées du Guide Michelin

Le fameux Guide Rouge est sorti en kiosque le 4 mars. Bilan : la Savoie est la grande gagnante 2010 et Courchevel devient l'un des endroits les plus "macaronnés" de la planète.

Si les athlètes natifs de Courchevel n’ont rien ramené des JO de Vancouver, les chefs cuisiniers, ont, quant à eux, tout raflé dans l’édition 2010 du guide Michelin. C’est d’ailleurs le département le plus titré, avec Les Alpes-Maritimes.

Sur les 10 nouvelles étoiles de la région Rhône-Alpes, Courchevel en gagne 6 : Pierre Gagnaire, déjà trois-étoiles à Paris, prend deux étoiles d’un coup dans le restaurant de l’hôtel de luxe Les Airelles, à l’instar de son homologue parisien trois-étoiles Yannick Alléno (avec Denis Fétisson), pour le Cheval Blanc. Il Vino d’Enrico Bernardo et Azimut récoltent leur première étoile.

Pour rester aux sommets, Jean Sulpice, décroche deux étoiles à Val-Thorens pour L'Oxalys, et devient ainsi le gastro le plus haut d'Europe. A Montélimar, Cédric Manderlier, au Balthazar, pas même cité dans l’édition 2009 du Guide Rouge, se voit attribuer un macaron.

La Maison Clovis rejoint les 8 autres une-étoile lyonnaises

Enfin, à Lyon, la Maison Clovis, du chef libanais Clovis Khoury, ancien de Philippe Gauvreau et de Marc Veyrat - qu’un guide concurrent s’enhardit à surnommer “le nouveau Le Bec” - se distingue avec une étoile (critique à lire dans le numéro d'avril de Lyon Capitale). L'inspecteur écrit : "sympathique bistrot contemporain, tenadance design. Le chef prépare une cuisine au goût du jour sobre et très savoureuse, à base de beaux produits. L'art de la simplicité".

La grosse déception vient du 126 du jeune cuistot Mathieu Rostaing-Tayard (ancien de Gagnaire et Le Bec). Sa cuisine relevée, ébourriffante et maline, qui donne un peps d’enfer à la “capitale de la gastronomie”, n’a pas eu les éloges du Guide Rouge. A savoir un macaron, ce qu'il méritait amplement pense-t-on à Lyon Capitale. Le 126 est cependant cité : "table chic et tendance créée par un jeune chef au beau parcours. Cuisine fine et goûteuse, avec une pointe d'invention.Sa devise : "une carte courte axée sur le produit".

Suppression d 'étoiles
La Maison de Marc Veyrat (Annecy), Château de Candie (Chambéry), Hostellerie La Poularde (Montrond-les-Bains), L'auberge Costelloise (Roanne).

Restaurants étoilés en Rhône-Alpes
Au total, Lyon compte désormais :

> 1 trois-étoiles : Paul Bocuse

> 5 deux-étoiles : L'Auberge de l'Ile, Mère Brazier, Nicolas Le Bec, La Rotonde, Guy Lassausaie

> 9 une-étoile : L'Alexandrin, l'Auberge de Fond Rose, Christian Têtedoie, Le Gourmet de Sèze, Maison Clovis, PIerre Orsi, Les Terrasses de Lyon, Les Trois Dômes, Larivoire.

Au final, Rhône-Alpes recense 5 trois-étoiles, 18 deux-étoiles et 35 une-étoile.

Bilan : 86 étoiles sur 558, soit 15,5 % des étoiles françaises (19 % des trois-étoiles tricolores, 23 % des deux-étoiles, 8 % des une-étoile).

La liste complète (fichier PDF)

6 commentaires
  1. laredac - 1 mars 2010

    Les 5 trois-étoiles sont Paul Bocuse, Troisgros, à Roanne, Pic à Valence, Georges Blanc à Vonnas et Régis et Jacques Marcon à Saint-Bonnet-le-Froid (avec une pointe de chauvinisme, on récupère l'ami Marcon...)

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