Lyon : désormais, les horodateurs prendront la CB

Lyon modernise ses horodateurs. En plus de la petite monnaie, il sera désormais possible de payer par carte bancaire son stationnement.

Que vont devenir ces petites pièces qui trainent dans les vide-poches de nos voitures ? Bientôt elles pourraient devenir totalement inutiles pour payer le stationnement en centre-ville. La ville de Lyon est en effet en train de généraliser les horodateurs intégrant un terminal de paiement par carte bancaire. À l'essai depuis septembre 2012 autour de la place des Jacobins, ce nouveau système va désormais être installé dans toute la ville. D'ici décembre 2013, les 1 500 horodateurs de la ville seront équipés du kit de paiement par carte bancaire avec ou sans contact (possible avec les nouvelles CB).

Outre le fait d'éviter aux Lyonnais de s'encombrer les poches de piécettes, avec le règlement par carte, le paiement ne se fera plus par tranche horaire. Désormais l'usager paiera pour la durée exacte pendant laquelle il souhaite rester. Un dispositif qui, l'espère la mairie, permettra d'augmenter la rotation des véhicules, notamment dans l'ultra-centre.

Coût de 5 millions d'euros

Même si les horodateurs ne sont pas remplacés mais seulement adaptés, ces installations représentent un coût important pour Lyon. "C'est un effort non négligeable pour la ville puisque c'est un investissement d'environ 5 millions d'euros. A cela il faut rajouter les frais de fonctionnement à venir qui seront entre 300 000 et 600 000 euros par an", a expliqué Jean-Louis Touraine, 1er Adjoint au Maire de Lyon, délégué à la tranquillité publique, à la sécurité et à l'optimisation des déplacements.

Mais l'argent rapporté par ces nouveaux horodateurs compensera largement cette dépense puisqu'ils devraient représenter une manne d'environ 12 millions d'euros par an pour la ville de Lyon. Montant auquel devrait bientôt venir s'ajouter des sommes plus importantes des amandes de stationnement. Le'Assemblée nationale a en effet voté récemment leur dépénalisation, offrant la possibilité aux municipalités d'en fixer le montant. Il y a quelques semaines de cela, Jean-Louis Touraine confiait à Lyon Capitale qu'il serait favorable à ce que le prix de la prune soit réévalué à Lyon.

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Pour défendre ses intérêts économiques, l’industrie du tabac agit à de nombreux échelons : experts, députés ou encore Interpol. Le tout sur fond de conflits d’intérêts. Quant à la filière viticole, elle possède l’un des plus gros lobbys en France et exerce son influence au plus haut niveau de l’État afin d’assouplir la loi Évin.
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