Michel Neyret
Michel Neyret © JP.Ksiazek/AFP

Neyret s'est fait "corrompre" et pas "berner" selon la procureure

Pour le troisième jour d’audience du procès Neyret, l’ancien flic lyonnais a eu du mal à justifier ses relations de proximité avec ses indics. "Vous ne vous êtes pas fait berner, mais corrompre", lui a lancé la procureure de la République.

Hier se tenait le troisième jour d’audience du procès dans l'ancienne star de la police lyonnaise, Michel Neyret accusé de "corruption et trafic d'influence passifs par personne dépositaire de l'autorité publique". L'occasion pour les juges de revenir sur "les pratiques" de l'ancien commissaire. Alors que la relation policier/indicateur est censée être discrète, Michel Neyret fonctionnait autrement : "En la matière, il n’y a pas de règles, pas d’école", explique l'ancien flic.Un avis pas partagé par les autres commissaires qui comparaissent à ses côtés : "La discrétion est la norme. C’est un gage de réussite".

"Votre informateur, vous allez même lui trouver un rôle de figurant dans le film sur la pègre lyonnaise. On ne peut pas faire moins discret !", ironise le président du tribunal. "C’est sûr. Je n’ai pas répondu aux critères de discrétion et je me suis fait berner", rétorque Michel Neyret.

Des méthodes très critiquées par la procureure Annabelle Philippe : "On a tout intérêt à être votre indic. Avec vous, c’est l’impunité absolue", avant de conclure "vous ne vous êtes pas fait berner, mais corrompre".

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