Musée des tissus2© Tim Douet
© Tim Douet

Musée des Tissus : “Une nouvelle donne” sans engagements financiers

Si la réunion de ce vendredi à la préfecture a permis de faire émerger un premier plan d’action, la question financière, cruciale dans le dossier, ne sera abordée que lors d’une prochaine réunion.

Le rendez-vous entre les différents partenaires pour le sauvetage du musée des Tissus et des Arts décoratifs aura duré deux bonnes heures. Deux heures durant lesquelles l’État, la mairie, la métropole, le conseil régional, la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Lyon ainsi qu’Unitex (le syndicat des entreprises textiles) ont tenté de trouver une solution afin de faire perdurer ce musée qui possède une collection exceptionnelle.

Toujours pas d’avancée sur les questions financières

Les questions financières n’ont toujours pas trouvé de réponses. "Il n’était pas question des engagements financiers lors de cette réunion", a balayé le préfet, Michel Delpuech. "Au final, on en reparlera, on se reverra. Une autre réunion est prévue dans une quinzaine de jours. La question, c’était la question de la gouvernance aujourd’hui", élude-t-il. Mais la situation presse et le dossier, déjà ralenti par le calendrier électoral, semble encore être repoussé.

Le préfet évoque une “nouvelle donne”

Le musée serait de plus en plus isolé sur le plan national, alors qu’au niveau mondial son rayonnement est conséquent. Pour le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône, "ce musée doit être mieux exploité. Une nouvelle donne est nécessaire, bâtie autour d’une ambition collective pour mieux mettre en valeur l’exceptionnel du musée". Les partenaires présents lors de cette réunion – "très mobilisés pour conserver et faire évoluer le musée des Tissus", selon Marie-Christine Labourdette, directrice des Musées nationaux – auraient donc adopté un projet de nouvelle gouvernance.

Environ 1,7 million d’euros par an seraient nécessaires pour rétablir la situation. Mais, pour le préfet, "il ne s’agit pas de faire de la rustine, il faut aller au-delà". Dans cette optique, la "nouvelle donne" souhaiterait un plus grand développement du musée. Un accompagnement des autres musées nationaux est également prévu, comme avec le Louvre, sans qu’il s’agisse pour autant d’un rattachement ou d’une affectation. Si la CCI a déclaré ne plus pouvoir assumer les frais de fonctionnement, elle reste propriétaire du musée en attendant une solution définitive et la mise en place de cette "nouvelle donne".

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