Alors que la préfecture du Rhône a annoncé jeudi l'interdiction de toute manifestation à Lyon samedi 24 octobre, aucun arrêté n'a encore été signé. Après sa rencontre avec le Premier ministre, Grégory Doucet espère que les rassemblements pourront finalement se tenir, tandis que le préfet du Rhône laisse, pour l'heure, la porte ouverte à une évolution de sa décision.
Les manifestations seront-elles finalement autorisées samedi à Lyon ? Alors qu'un acte II du mouvement contre la vie chère est annoncé, l'incertitude demeure sur la décision des autorités. Jeudi, la préfecture du Rhône avait pourtant communiqué sur sa volonté d'interdire "par arrêtés tout manifestation dans la ville de Lyon ce samedi 24 octobre", une semaine après les violences et les pillages qui ont frappé la Presqu'île.
Mais quelques heures plus tard, le discours semblait moins catégorique et les services de l'Etat semblaient même temporiser sur cette décision politique. Invité à réagir chez nos confrères de France Info à l'issue de son rendez-vous à Matignon avec les maires de Paris et Marseille, Grégory Doucet a indiqué que le sujet avait été abordé avec le Premier ministre Sébastien Lecornu.
"Le Premier ministre a bien partagé avec nous le fait que, pour les grandes villes, Paris, Lyon et Marseille, ne pas offrir la possibilité aux gens de manifester ne lui semblait pas approprié, et même, à vrai dire, impossible", a expliqué le maire de Lyon.
"Je pense qu'on pourra manifester samedi"
L'édile écologiste entend désormais échanger avec le préfet du Rhône sur les conditions d'une éventuelle mobilisation. "Je ne suis pas favorable à ce qu'on interdise a priori les manifestations parce que les gens ont des choses à dire", a-t-il insisté, rappelant le caractère constitutionnel du droit de manifester. Interrogé sur l'annonce préfectorale de ce jeudi, Grégory Doucet a également souligné qu'aucune décision officielle ne lui avait été pour l'instant confirmée. "À ma connaissance, l'interdiction n'est pas encore formellement prise", a-t-il déclaré. "Je pense qu'on pourra manifester samedi" s'est même avancé l'élu écologiste.
Une position qui fait écho aux déclarations du préfet Étienne Guyot, interrogé jeudi par nos confrères du Progrès. "Au moment où je vous parle, aucun arrêté n'est signé. Je suis la situation au jour le jour. Nous verrons ce vendredi comment ça se passe", a-t-il indiqué, dans des propos qui tranchent avec la position très claire de la préfecture jeudi matin sur l'interdiction de manifester.
Alors que l'annonce de cette interdiction a suscité l'indignation de plusieurs syndicats, la préfecture semble désormais temporiser. Grégory Doucet doit s'entretenir ce vendredi avec Étienne Guyot pour évoquer les conditions de la mobilisation, tandis qu'un renforcement des effectifs de sécurité a déjà été annoncé pour le week-end. Reste à savoir si les autorités confirmeront leur volonté d'interdire toute manifestation ou si elles feront finalement marche arrière, à moins de 24 heures du rendez-vous.

Si Doucet est d'accord pour les manifestations, s'il y a de la casse, il suffira de lui envoyer la note!
Interdire toutes les manifestations... même Poutine est vert de jalousie!