Une manifestation prévue jeudi 22 octobre entre la Manufacture des tabacs et la place Bellecour a été interdite par le préfet du Rhône. Une décision prise après les violences survenues lors des précédentes mobilisations à Lyon et alors qu'une même manifestation s'était tenue dans le calme il y a deux jours entre Vénissieux et Lyon.
Alors que le couvre feu a une nouvelle fois été prolongé en Presqu'île de Lyon mercredi soir, et cela pour la troisième journée consécutive, la manifestation prévue ce jeudi 22 octobre à Lyon est interdit par la préfecture du Rhône. Le préfet du Rhône, Étienne Guyot, a pris un arrêté pour empêcher la tenue d'un rassemblement lycéen et étudiant.
Déclaré par l'UNEF et le Nouveau Parti anticapitaliste révolutionnaire, le cortège devait partir de la Manufacture des tabacs, dans le 8e arrondissement, pour rejoindre la place Bellecour.
Les violences du 17 octobre invoquées
Pour justifier sa décision, la préfecture évoque les dégradations et incidents constatés en marge des mobilisations des 6, 13 et 14 octobre. Les autorités pointent également le parcours prévu, avec une arrivée place Bellecour, au cœur d'une Presqu'île marquée par les violences et les pillages du samedi 17 octobre, lors de la mobilisation contre la vie chère et alors que les discussions avec les organisateurs n'auraient pas permis de trouver un itinéraire alternatif.
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"Enfin, sans même avoir recueilli l’avis de la ville de Lyon, les organisateurs de la manifestation n’ont pas prévu un service d’ordre suffisamment important au vu du volume de participants attendus" explique également la préfecture. "Face aux risques sérieux de troubles à l'ordre public et au regard du contexte actuel, j'ai fait le choix, en responsabilité, d'interdire ce rassemblement", conclut ainsi Étienne Guyot.
Cette décision intervient dans un climat de fortes tensions à Lyon, après plusieurs semaines de mobilisations lycéennes et étudiantes émaillées de violences.
