Samedi 17 octobre, la mobilisation "contre la vie chère" a donné lieu à de nombreux pillages causés par des casseurs à l'encontre des commerces du centre-ville. Le maire de Lyon, accompagné du préfet du Rhône, s'est rendu sur place pour dresser un premier bilan et rencontrer les Lyonnais concernés.
Une petite centaine d'habitants soucieux et tourmentés s'est réunie ce dimanche matin sur la place Bellecour. Tous les regards étaient bien sûr tournés vers l'office de tourisme incendiée en marge de la manifestation du 17 octobre. Mais l'attention s'est rapidement portée sur le maire de Lyon, Grégory Doucet, venu prendre la parole aux côtés du préfet du Rhône Etienne Guyot. Après les tragiques évènements de la veille, l'édile a d'abord été pris à partie par quelques personnes en colère, accusant ainsi l'élu d'être responsable des pillages et dégradations, avant de pouvoir s'exprimer.
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Voici quelques questions posées par la presse à Grégory Doucet et Etienne Guyot (sachant qu'ils n'ont pas répondu à toutes les questions posées).
Avez-vous une première réaction face aux dégâts que la ville a subis ?
Grégory Doucet : C'est une catastrophe, c'est un crève cœur ce qu'il s'est passé. Le chaos qui a régné sur la ville pendant plusieurs heures est abominable. Parce qu'il n'y a pas un seul Lyonnais qui ne ressent pas de peine, qui n'a pas les tripes nouées à cause de ce qu'il s'est passé hier. Je tiens donc à remercier les services de la police nationale, les gendarmes et celles et ceux qui ont été en première ligne. Mais aussi la police municipale qui a sécurisé de nombreux lieux. Elle a notamment protégé un certain nombre de bâtiments publics. L'une de nos priorités a évidemment été de faire en sorte que l'Hôtel de Ville ne soit pas attaqué. Je voudrai également remercier tous les services de la Ville, de la Métropole, qui font en sorte qu'aujourd'hui la ville retrouve un visage satisfaisant, progressivement bien sûr.
Comment avez-vous vécu et suivi les émeutes ?
Grégory Doucet : Moi, j'ai eu peur à certains moments, j'ai craint pour la vie d'un certain nombre de personnes. C'est pour ça encore une fois que je tiens à remercier les forces de sécurité qui n'ont certes pas pu empêcher les pillages, mais qui par contre ont tout fait pour que les vies soient préservées. C'était notre priorité. On s'est donc eu à plusieurs reprises dans la soirée avec Monsieur le préfet, pour systématiquement faire en sorte qu'il n'y ait pas de blessé. Alors il y'en a quelques uns du côté des forces de sécurité, fort heureusement des blessés légers. Mais c'était notre crainte absolue d'avoir des blessés graves. Je ne veux pas vous dire qu'on a évité le pire, quand on voit l'état de la ville on ne peut pas dire ça, évidemment. Mais on est arrivé à faire en sorte qu'il n'y ait pas de blessés graves ici à Lyon.
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Que répondez-vous aux commerçants et habitants qui dénoncent un manque de sécurité ?
Etienne Guyot : Il n'y avait aucune déclaration préalable de manifestation, c'était totalement hors de la légalité. On a donc mis les moyens nécessaires et à disposition, il y'avait un important dispositif de sécurité. Mais il s'agit là d'évènements d'une ampleur inédite et la priorité a été de sauver la vie des habitants. Vous savez, aujourd'hui avec les réseaux sociaux on peut faire venir beaucoup de monde très vite, les débordements surviennent rapidement. D'autant plus qu'il y'avait une tactique de la part des émeutiers qui se sont séparés en groupes et ont attaqué les forces de sécurité. A cela s'ajoutaient les pillards qui s'en sont pris à un certain nombre de magasins, à tout ce qui représente des biens. Ils ont même empêché l'accès des pompiers qui n'ont pas pu éteindre le feu à l'office de tourisme. Mais je le redis, la police a été partout, le plus possible.
Quelle va être la suite des évènements ?
Grégory Doucet : Il va falloir tirer les leçons de tout ça, réparer et reconstruire. J'ai demandé avec les maires de Paris et Marseille de pouvoir être reçu très rapidement par le premier ministre, parce qu'il va falloir dresser impérativement des diagnostics. Là on est encore très clairement dans l'émotion, c'est mon cas en tout cas, et dans le souci de pouvoir apporter une réponse rapide à celles et ceux qui ont été touchés. On a besoin que les assureurs se mobilisent vite pour les commerçants qui vont avoir besoin de soutien.
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Une belle bande de bras cassés ces politiciens !! Doucet, l'incapable, tu vas devoir t'expliquer.
Tout mon soutien aux commerçants !! 🙏