Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, le député de l’Isère Alexis Jolly a présenté, le 14 octobre, son avis budgétaire consacré au tourisme, avec un rapport thématique sur les conditions "nécessaires" à la compétitivité de la montagne française.
Alors que les Jeux olympiques d’hiver 2030 approchent à grands pas, le tourisme de montagne française s’apprête à connaître de nombreux bouleversements ces prochaines années. Malgré une fréquentation record de 56,1 millions de journées-skieurs durant l’hiver 2025-2026, les stations font face à plusieurs problématiques : vieillissement des équipements, manque d’investissements, difficultés financières…
C’est face à ce constat que le député de la 6e circonscription de l’Isère Alexis Jolly a présenté le 14 octobre, à l’occasion de l’examen du projet de loi de finances 2027, son avis budgétaire consacré au tourisme, avec un rapport thématique sur les conditions "nécessaires" à la compétitivité de la montagne française. Ce dernier se base sur plusieurs semaines d’auditions auprès des collectivités, des exploitants de domaines skiables, des professionnels de l’hébergement et des organismes de financement.
12 recommandations pour "lever ces blocages"
En ressort un constat clair pour le député : "La montagne française dispose d’atouts économiques considérables, mais l’accumulation des contraintes administratives, juridiques et financières freine les investissements dont elle a besoin pour préparer son avenir." Douze recommandations sont donc formulées dans ce rapport pour "lever ces blocages", notamment en "adaptant le Zéro artificialisation nette (ZAN) aux besoins de renouvellement des stations", "en simplifiant les procédures de rénovation des remontées mécaniques", "en allongeant la durée des financements publics" et "en donnant davantage de visibilité aux dispositifs de soutien", précise Alexis Jolly.
Alors que le tourisme de montagne représente "environ 20 milliards d’euros de dépenses des visiteurs pour l’ensemble des massifs français" et que chaque euro investi dans les remontées mécaniques permet de faire vivre les commerces, "freiner l’investissement, c’est donc fragiliser l’ensemble de l’économie des stations et des vallées", écrit le député.
La priorité est donc de rénover les équipements et de remettre en activité les hébergements touristiques, mais aussi de préserver ceux déjà existants. Le député défend ainsi "des réformes pragmatiques, permettant de sécuriser les investissements sans renoncer aux exigences environnementales." Et de conclure : "La France ne peut pas se contenter de ses performances actuelles. Elle doit donner aux acteurs du tourisme un cadre stable, lisible et adapté aux réalités du terrain pour leur permettre d’investir sur le long terme."