Lors des Sommets du tourisme, organisés lundi 21 septembre à l’Hôtel de Région, Fabrice Pannekoucke a dressé un premier bilan touristique positif pour l’année 2026, malgré les fortes chaleurs et les incendies.
Ce lundi 21 septembre marquait le début des Sommets du tourisme 2026, organisés à l’Hôtel de Région, dans le 2e arrondissement de Lyon. L'occasion pour le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, de présenter dans un premier temps les principaux chiffres de l’année.
La région compte 280 millions de nuitées et représente 26,6 milliards d’euros de consommation touristique, soit environ 8 % du produit intérieur brut (PIB) régional. Le secteur représente également 255 150 emplois touristiques. "Ça place le niveau", a lancé Fabrice Pannekoucke. Le territoire est présenté comme la première région touristique pour la clientèle française, avec 39,2 % des nuitées françaises réalisées dans les hébergements marchands. Elle représente également 29 % des nuitées internationales dans ces mêmes hébergements.
Un été marqué par les incendies
Le bilan de l’année 2026 intervient toutefois après un été difficile sur le plan climatique. "Les consommations ont pu être écrasées au cours de cet été. Dans un certain nombre de territoires, l’été a été difficile aussi à cause des incendies", a-t-il déclaré avec une pensée particulière pour le Diois. La Région doit voter, ce vendredi 25 septembre, un plan d’urgence de deux millions d’euros destiné à accompagner les secteurs les plus touchés par la catastrophe. Mais cette aide ne fait pas tout. "Nous allons devoir mieux préparer nos prochains étés sur nos transitions. Que ce soit climatique, sociétale et même sur l’eau à certains endroits", explique-t-il. Cette adaptation doit permettre de mieux accompagner les professionnels et les territoires confrontés à de nouvelles difficultés.
"Nous sommes la région du savoir-faire"
"Nous sommes la région du savoir-faire", a tenu à rappeler Fabrice Pannekoucke, qui veut continuer à développer ce tourisme autour des métiers, des productions et des savoir-faire locaux. "L’ensemble des hôteliers et des restaurateurs du territoire ont su développer une culture de l’accueil", estime-t-il.
Auvergne-Rhône-Alpes se distingue cette année par sa position de première région française pour l’outdoor et les sports d’hiver, de troisième région pour le thermalisme et de deuxième région pour le tourisme gourmand et le tourisme d’affaires. Le tourisme de montagne reste donc un sujet important. La collectivité souhaite le faire évoluer face aux changements climatiques et aux nouvelles attentes des visiteurs.
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Le Grand Tour Auvergne-Rhône-Alpes
Autre projet mis en avant lors des Sommets du tourisme : le Grand Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Avec près de 3 000 kilomètres, il est présenté par la Région comme le plus grand itinéraire de ce type à l’échelle européenne. L’objectif est de relier les principaux sites touristiques, paysages et patrimoines de la région. "Il faut savoir apporter une offre très large, un très beau produit qui sait se distinguer et se singulariser pour capter chez nous", explique Fabrice Pannekoucke.
La clientèle internationale représente une part importante de l’activité touristique régionale. Les visiteurs étrangers proviennent principalement de Suisse et du Royaume-Uni. Au total, 119,7 millions d’euros de taxe de séjour et de taxe additionnelle à la taxe de séjour ont été collectés en 2026 au titre de l’année 2025. 95 % des communes de la région perçoivent cette taxe de séjour.
Les prochaines années devront toutefois composer avec plusieurs transformations du secteur. Transition écologique, adaptation au changement climatique, évolution des pratiques touristiques, hébergement ou encore numérique figurent parmi les enjeux identifiés lors de ces Sommets du tourisme. "Nous avons voulu depuis dix ans être au rendez-vous de chacun des sujets", conclut Fabrice Pannekoucke.
La Région signe un partenariat avec la Banque des Territoires
Une convention couvrant la période 2026-2028 a été officiellement signée entre la Banque des Territoires et Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme. Ce partenariat doit accompagner les transformations du secteur touristique. "Il y a des enjeux de transformation : écologique, énergétique, d'hébergement, numérique... On a aussi une nouvelle économie de montagne", explique Philippe Jusserand, directeur régional de la Banque des Territoires. Le projet doit compléter le plan montagne de la Région et le nouveau programme national consacré aux territoires de montagne.
Philippe Jusserand souhaite également travailler avec Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme à la création d’un "baromètre" consacré aux impacts du changement climatique sur le secteur.
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