Jean-Michel Aulas lors du 1er tour des Municipales 2026 à Lyon. @William Pham

"Une insulte aux femmes victimes de violence" : les écologistes attaquent Sarselli après la réintégration d'Aulas à la Métropole de Lyon

Alors que Véronique Sarselli a annoncé jeudi soir sa décision de réintégrer Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton dans leurs fonctions de vice-présidents, l'opposition écologiste à la Métropole de Lyon dénonce "le manque d'éthique de la droite métropolitaine".

Après trois mois de crise politique, c'est par un simple communiqué de presse, intitulé "Information de la Présidente de la Métropole de Lyon" que la collectivité a voulu balayer le sujet. Une "information" en forme de coup de tonnerre alors que ces dernières semaines différents scénarios étaient envisagés pour, peut-être, écarter définitivement Jean-Michel Aulas de son poste à la Métropole de Lyon.

Mais trois mois après la révélation de l'affaire Roman Abreu, du nom du communicant de l'ancien patron de l'OL accusé de viol par soumission chimique par une militante de Génération Aulas, la présidente de la Métropole de Lyon a finalement décidé d'un retour à la normale qui peut surprendre et interroger. "Véronique Sarselli a décidé de restituer leurs délégations à ces trois vice-présidents" indiquait sobrement le communiqué de presse dans lequel la patronne de la collectivité annonçait avoir "tranché pour l'institution et le territoire, pas pour des personnes".

"Manque de considération pour la victime"

Quelques minutes après la diffusion de ce communiqué, le groupe écologiste et apparentés au conseil métropolitain dénonçait lui une décision en forme "d'insulte aux femmes victimes de violence sexuelle et sexiste".

"Cette décision rendue publique ce soir symbolise le manque d’éthique de la droite métropolitaine, le manque de considération pour la victime, une certaine fébrilité de la Présidente de la Métropole sur la solidité de sa majorité, et le souhait de privilégier les intérêts politiciens au détriment de l’intérêt de la collectivité" poursuit le groupe écologiste.

"Depuis la révélation de cette affaire, aucune mesure de lutte contre les violences sexistes et sexuelles n'a été prise par la Métropole de Lyon" affirment Renaud Payre et Fanny Dubot, tout en précisant que la collectivité avait, en juin dernier, lancé une "mission spéciale" relative "à la prévention, au signalement et au traitement des violences sexistes et sexuelles dans la vie institutionnelle" confiée à Élodie Roux de Bézieux. Mission en forme d'état des lieux complet des dispositifs métropolitains existants, toujours en cours et qui n'a pas encore livré ses conclusions. Trois mois après la révélation de l'affaire, Véronique Sarselli a néanmoins choisi de tourner la page, sans attendre les conclusions de cette mission.

Lire aussi : Affaire Roman Abreu : Véronique Sarselli sanctionne Aulas, Cédat et Imberton, le camp Aulas dément

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