Derrière le charme des immeubles anciens de la Presqu’île, les contraintes énergétiques deviennent un casse-tête, hiver comme été.
Les moulures et l’élégance des appartements du centre ne parviennent plus à convaincre. En cause : les contraintes énergétiques qui pèsent sur le bâti ancien depuis l’entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience en 2021. Avec des murs en pierre de 60 à 80 centimètres d’épaisseur et des hauteurs sous plafond pouvant atteindre 4,5 mètres dans les appartements canuts, les besoins en chauffage sont colossaux. Résultat : une grande partie des biens non rénovés sont classés E, F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE). Dans le 1er arrondissement de Lyon, 15 % des logements sont ainsi considérés comme des passoires thermiques et un quart obtient la note E, selon l’Ademe. La situation est comparable dans le 2e arrondissement, à l’exception du quartier de Confluence, où les constructions récentes présentent de bien meilleures performances énergétiques.
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Bouilloires l’été, passoires l’hiver : la Presqu’île au défi de la rénovation