Lyon Capitale organisait mercredi 6 janvier le premier grand débat autour des élections régionales de mars prochain. Jean-Jack Queyranne (PS), Françoise Grossetête (UMP), Bruno Gollnisch (FN), Philippe Meirieu (Verts) et Elisa Martin (Front de Gauche) étaient réunis dans l’amphithéâtre de l’université professionnelle René Cassin à Vaise, devant plus de 300 invités. A la fin du débat, Raphaël Ruffier Fossoul, rédacteur en chef de Lyon Capitale, a pris les questions du public et les a posées aux candidats. Lyoncapitale.fr vous en résume les meilleurs moments.
“Le ton de Jean-Jacques Queyranne montre bien qu’il est quand même gêné par des propos que j’assume totalement. Je rencontre en permanence des élus, des maires de communes rurales, qui me disent : la région Rhône-Alpes est venue il y a deux ans chez moi, pour me proposer soi disant quelque chose. Après je n’ai plus rien vu, mais en réalité c’est simplement parce qu’ils ne correspondent pas à vos amis politiques
“.
(A Queyranne). Je n’appartiens pas aux Verts. Vous pouvez envoyer votre directeur de campagne dire que je suis un âne. J’apprends, mais j’apprends vite. Europe Ecologie, ce n’est pas seulement les Verts. Ces gens ont envie de créer une autre manière de fonctionner. Les listes d’Europe Ecologie n’ont pas été créées par les Verts mais en parité avec des gens issus de la société civile“
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Dans la conduite des débats, monsieur Queyranne, vous avez été courtois. Mais ce qui est grave c'est que vous avez enfreint la règle de proportionnalité qui veut que les élus se répartissent dans les conseils extérieurs, comme les conseils d’administration des lycées. Il y a un sectarisme de votre part. Le mode de scrutin a pour but uniquement d’exclure le FN“
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“Il faut revenir au raison d’être de notre rassemblement : nous incarnons la gauche de transformation sociale, l'alternative au capitalisme. Nous avons vécu l’épisode des européennes qui nous a fortement conforté dans cette logique. Et ce n’est pas que du blabla. Deux faits sont significatifs : le PC a choisi l’autonomie et l’unité dans dix-sept régions, ce qui montre bien que quelque chose continue de bouger à gauche. Deuxièmement, on est en capacité de considérer que certains sont capables de nous rejoindre. Un modèle à gauche, étape après étape, s’approfondit et se développe. L’enjeu au deuxième tour, c’est de battre la droite et que les amis de Sarkozy ne trouvent pas une possibilité d’accentuer la logique de régression sociale à laquelle ils nous confrontent déjà. Nous ne voulons pas d’une logique de béni oui-oui. C’est cette contribution là que nous voulons porter. A l’exclusion du Modem, parce que nous ne considérons pas que le Modem est de gauche, c’est un parti libéral, il suffit de regarder ce qu’il propose. Au-delà du discours, ce sont des libéraux“
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Question 2 : Bruno Gollnisch, allez-vous vous maintenir au second tour des régionales au risque de faire gagner la gauche ?
“Ce chantage est dérisoire. Peu importe les critiques que nous avons subies de l’UMP, nous avons apporté nos suffrages à Charles Millon à l'époque plutôt qu’à une coalition socialo-écolo-communiste. Pour autant, je devrais me faire hara-kiri sur l’autel de cette droite qui montre aujourd'hui sa vision de l’identité nationale, qui pratique l'ouverture à gauche ? He bien non. Nous nous maintiendrons au second tour. Nous serons véritablement résolus dans cette opposition“
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Question 3 : Françoise Grossetête, allez-vous faire alliance comme Charles Millon avec le Front national pour emporter la région ?
“Je me présente avec une équipe unie qui rassemble la majorité présidentielle. Je présenterai la même équipe, le même projet au second tour. Il n’y aura pas de tromperie
“.