“Le rapport hommes/femmes s'est beaucoup dégradé“

Par Virginie Coutière
Posté le 05/03/2010  à 17:40 |  lu 3344 fois |  7 réactions|
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“Le rapport hommes/femmes s'est beaucoup dégradé“

INTERVIEW - Le 8 mars, c'était la journée de la femme et le 6 mars le planning familial fêtait ses cinquante ans. Fort de cette double actualité, l'association départementale qui participe au contrôle des naissances à Villeurbanne et l'une de ses assistantes sociales, Odile Lavergne, faisaient le point sur une structure en sursis depuis un an.

Retour en arrière. En janvier 2009, le gouvernement s'apprête à réduire puis à supprimer l'aide accordée aux établissements d'information, de consultation et de conseil familial (EICCF). Deux mois plus tard, il revient sur sa décision et s'engage à maintenir ces aides jusqu'en 2011. Depuis cette date, les plannings familiaux français sont en sursis, parmi lesquels le planning familial départemental, situé à Villeurbanne. Il s'agit du plus grand du Rhône avec environ 7 000 passages par an (95% de femmes, dont 30% sont mineures et 45% ont entre 18 et 24 ans).

Parallèlement à Lyon, cela fait un an que les conseillers conjugaux et les membres de l'association MFPF (Mouvement français pour le planning familial) se battent contre la fermeture d'un centre de planification à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu. Il prend en charge 50 % des avortements lyonnais. Et alors que l'hôpital doit fermer à la fin de l'année, l'association a obtenu in extremis en décembre le déplacement du centre à l'hôpital Edouard Herriot.

A la lumière de ces éléments, on peut donc s'interroger sur la santé du planning familial, structure vieille de 50 ans, reconnue d'utilité publique. Afin d'en savoir plus, nous avons tenté de contacter le planning familial de Villeurbanne. Problème : l'association était injoignable en fin de semaine, à cause d'une panne de téléphone. Nous nous sommes rendus sur place. Perdu entre les immeubles, l'endroit est discret, presque introuvable. Nous avons rencontré Odile Lavergne, assistante sociale au franc-parler. Interview.

Lyon Capitale : Quel bilan tirez vous de la situation du planning familial aujourd'hui ?

Odile Lavergne : Je pense que ce n'est pas pour rien que l'association est dite d'éducation populaire. C'est un lieu d'écoute, d'information et de soins. Beaucoup de personnes nous préfèrent d'ailleurs au médecin généraliste car nous garantissons la rapidité, la gratuité ainsi que la confidentialité des consultations. Nous sommes les seuls à garantir un tel service. De ce fait, nous avons énormément de travail et comptons environ 7000 passages par an.

La situation a-t-elle évolué depuis ces dix dernières années ?

C'est relativement constant, notamment au niveau des tranches d'âges. Mais nous remarquons néanmoins une modification de la population et nous sommes de plus en plus confrontés à la grande précarité : SDF, personnes qui vivent dans des squats ou qui ne peuvent tout simplement pas se payer les services d'un gynécologue.

Le droit à l'avortement est un droit particulièrement contesté. Pensez-vous qu'il soit en danger ?

Je pense qu'il faut être vigilant. L'IVG n'est pas banalisé et il n'est pas utilisé de façon légère. Ce n'est pas non plus une méthode contraceptive. Néanmoins, je pense qu'il faut respecter ce droit car il nous a été transmis par des générations de femmes qui se sont battues pour nous donner le choix.

Que reste-t-il à faire selon vous ?

Nous travaillons beaucoup sur le rapport hommes / femmes qui s'est beaucoup dégradé ces dernières années. Certains garçons sont de vrais machos ! Quand nous intervenons dans les établissements scolaires, nous travaillons surtout autour du respect des personnes. Mais c'est une lutte permanente et jamais acquise.

Quelle sont vos impressions sur votre propre métier ?

On rencontre toutes les nationalités et toutes les religions. C'est d'ailleurs ce qui m'intéresse le plus ici, car j'apprends beaucoup des personnes que je rencontre. Même si l'on est en contact avec des personnes en détresse, celles-ci nous demandent rarement l'impossible. Et comme nous ne pouvons pas les aider dans tous les domaines, nous travaillons en réseaux avec d'autres associations et institutions. Malgré tout, la situation reste difficile, car les structures ne sont pas toujours adaptées.

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VOS REACTIONS
7

Les femmes leur font peur. Il faut revenir Mme Ahmine. C'est la cata : la moitié des services Ivg qui ferment en France. Le service des droits des femmes est supprimée. la parité est menacée. Ont voile tous ce qui bouge. Même la vérité. Les associations sont a la diète. Tous cela grace a l'UMP et nos barrons locaux. Mais que fait la gauche.

Signaler un abus | le 05/03/2010  à 21:32 | Posté par  Annie  

Vérités interdites à dire sur le droit à l'avortement.

Je m'inscris en faux en ce qui concerne l'affirmation de Mme LAVERGNE losqu'elle dit qu'elle n'est pas une méthode contraceptive!

Mais je ne me contente pas de l'affirmer, je le démontre!

En effet le dernier rapport de l'IGAS, nous apprend que sur les 200 000 femmes qui ont avorté en 2009, 72% prennaient la pilule!

Or la pilule est une méthode conttraceptive!
Et pour 144 000 femmes, l'avortement a fait ce que la pilule aurait du faire ; donc pour 144 000 femmes l'avortement a été une méthode contraceptive!

Si les 144 000 partenaires de ces femmes avaient mis un préservatif au lieu de "faire confiance" à la méthode contraceptive de leur "partenaire, il n'y aurait eu que 54000 avortements!

Par ailleurs 40% des femmes, en France ont eu recours au moins une fois à l'avortement!Et comme 72% prenaient la pilule, cela signifie que 30% des femmes françaises ont avorté alors qu'elles prenaient la pilule!

Conclusion : si on veut que le nombre d'avortement baisse en France, il faut que les femmes privilégient des rapports avec des hommes utilisant des préservatifs.

Elles seront ainsi quasi certaines de ne pas être enceintes, mais en plus elles seront protégées contre toutes les maladies vénériennes et le Sida!

Efficace!

Le seul inconvénient c'est que cela obligerait à prendre en compte les hommes en matière de procréation!

Et cela pourrait conduire à s'interroger sur le fait que le père de l'enfant à naitre, n'ait jamais son mot à dire, officiellement, sur le choix de la "mère" a supprimer leur enfant!

Leurs corps leur appartient (peut-être !) mais pas l'enfant qu'elles portent!

Mais cela est tabou et dire cela interdit, inaudible par la « bien-pensance » politiquement correct et fémniste!

La loi Veil dépénalisait l’avortement, depuis ce qui était présenté comme une mesure humanitaire, a connu des dérives successives qui conduisent les socialistes a revendiqué l’avortement comme un « droit » inconditionnelle et exclusif des femmes.

Le résultat est que les hommes ont été évincés complètement de leur « responsabilité » dans la procréation, tout homme ne pourra devenir père d’un enfant conçu avec sa partenaire, que si celle-ci n’exerce pas « son droit » de mort sur l’enfant qu’elle porte.

Démontrez-moi le contraire, si vous pouvez !

Signaler un abus | le 05/03/2010  à 21:52 | Posté par  Michel Joblot  

le fait est que la femme n'a pas un droit de mort sur un "enfant" mais sur qq chose qui est dans son corps et qui n'est certainement pas encore "un enfant".
c'est là qu'est toute la différence, et elle est essentielle, monsieur joblot.

Signaler un abus | le 05/03/2010  à 22:21 | Posté par  @michel  

Non l'embryon humain n'est pas une chose!

@"@michel": je note simplement que pour vous un "embryon" fruit de l'union charnelle d'un homme et d'une femme est dans votre bouche "quelque chose".

Mais la réalité, c'est que ce "quelque chose" deviendra un enfant, si la femme qui le porte ne fait rien pour le détruire ; si vous préférez "droit de destruction sur l'enfant à naitre" qu'elle porte","plutôt que "droit de mort", je vous le concède. Mais cela revient strictement au même!

Et cela ne change rien sur le fait que l'homme est évincé, nié, effacé, voire éradiqué, si la femme "toute puissante" dit NON à la Vie!
De même si « la femme toute-puissante » a décidé « de faire un enfant toute seule » ou pour « elle seule », sans prévenir « l’étalon » qu’elle a utilisé comme un outil pour fabriquer un enfant.

Mais a contrario, l'homme est recherché, traqué, sommé d'assumer "ses responsabilités" et de passer à la caisse, si la "femme toute-puissante" a dit OUI à la Vie, même si son compagnon, lui, dit NON, je ne veux pas être Papa, parce que « tu » as décidé d'être Maman!

Etre adulte, c'est assumer ses choix.

En l'occurrence, on fait primer « le premier choix » pour l'homme ( faire l'amour avec la femme qui est tombé enceinte) si la femme unilatéralement de « garder l’enfant » (dans ce cas l’homme est « responsable » du deuxième choix de la femme, et doit passer à la caisse). Et on considère uniquement « le deuxième choix » de la femme (détruire l’enfant à naître) ; « le deuxième choix » de l’homme qui pourrait vouloir au contraire être papa et élevé son enfant est ignoré !

Et contrairement a ce que pourrait croire les féministes, cette situation maintient la femme dans une position infantile, par son incapacité à assumer son choix unilatéral !
Une femme « adulte » (qui clame que « son corps lui appartient ») devrait être capable d’assumer à 100% son choix !

Le « deux poids deux mesures » est incontestable.

Et il pose problème.

La seule différence entre l'homme et la femme (et l'homme n'y est pour rien) c'est que c'est la femme qui porte l'enfant fruit de leur union. A mon sens, cela ne lui donne pas plus de droit sur l'enfant, car il n'y a aucune "inégalité" dans cet etat de fait, et sauf pour les attardées mentales, chaque femme qui s'unit charnellement à un homme, sait bien comment se font les enfants!

Non, l'embryon n'est pas "quelque chose", mais un être humain vivant qui a commencé son voyage vers la naissance.

Qui peut le nier ?

Malheureusement de plus en plus l'être humain est considéré comme une chose, et c'est la racine de bien des malheurs pour notre pauvre Humanité!

A vouloir nier que l’embryon est un être humain en transformant l’avortement comme « un droit des femmes » , cette loi a transformé toute femme enceinte en juge à qui revient la sentence de vie ou de mort sur l’enfant qu’elle porte !

La mère, qui auparavant était celle qui donnait la vie, est devenu celle qui permet ou non à l’enfant de naître ! C’est un changement de statut terrible pour les femmes ! Désormais chaque enfant est fondé à dire a sa mère « merci maman de m’avoir laissé vivre » ; mais aussi « Dis Maman, tu en as tué combien de mes frères et sœurs avant ou après ma naissance ? ».

Pour les cinéphiles, je vous conseille de voir le film de Cedric Klapish – « Peut-être » avec Jean-Paul Belmondo et Romain Duris.

Question subsidiaire : Que diriez-vous si je militais pour que les hommes puissent obligés les femmes a ne pas être mère, en exigeant qu’elles avortent, sous prétexte qu’eux ne désirent pas l’enfant qu’elles portent !?

Signaler un abus | le 06/03/2010  à 15:07 | Posté par  Michel Joblot  

L'article qui devait traiter du rapport homme-femme et démontrer surtout que les choses n'évoluent que trop lentement, se focalise finalement sur le problème de l'avortement. Certes, ce problème est emblématique de la situation des femmes qui paient cher leur particularité, celui d'enfanter et de décider parfois de ne pas garder l'enfant. La maternité est une des causes les plus importantes des obstacles rencontrés par les femmes dans le monde du travail. L'égalité homme-femme passe nécessairement par l'acceptation de la différence enre les hommes et les femmes.

Signaler un abus | le 07/03/2010  à 18:40 | Posté par  Lyon City Blog  

"65 Millions d'Euros par an d'économies pour la Sécu, c'est possible!"

Roselyne Bachelot annonce qu'elle va augmenter de 50% le forfait pour les medecins qui pratiquent les IVG, soit 450 Euros remboursé par la Sécurité sociale, soit 90 Millions d'Euros.

Or Comme je l'ai déjà dit 72% des femmes qui ont avortées en 2009 prenaient la pilule!!!

Si au lieu de prendre la pilule (qui ne "protège" que contre les grossesses) leurs compagnons avaient mis un préservatif masculin (qui empêche la procréation mais aussi la transmission des maladies vénériennes et du Sida), il n'y aurait eu "que" 56 000 avortements ; soit une économie de près de 65 Millions d'Euros pour la Sécu!!!

Une boite de pilule pour 3 mois coûte entre 7 et 35 Euros (90jours) ; Une boite de 144 capotes coûte 14 Euros (144 jours a raison d'une capote/j ou 288jours pour 1 rapport tous les deux jours!)

Là encore nous voyons que le coût est très en faveur de la capote!

Alors pourquoi des campagnes fallacieuses qui disent que la pilule est sûr à 100% ?

Pourquoi favoriser un mode de contraception qui aboutit pour 72% des femmes qui y ont eu recours à l'avortement ?

Pouquoi rembourse-t-on la pilule et pas les préservatifs masculins?

Pourquoi se satisfaire d'un gaspillage d'argent par la Sécurité Sociale?

Est ce pour satisfaire le lobby pharmaceutiques qui fait plus d'argent avec la pilule qu'avec les capotes?

Est-ce pour satisfaire les lobbies féministes qui souhaitent évincés les hommes de la procréation (pour mieux le rattrapper ensuite si la femme a choisit de garder l'enfant)?

Est-ce pour maintenir en place le dispositif abortif qui si le nombre d'avortements était divisé par 4,risquerait de ne plus être rentable?

J'attends les réponses!

Mais cela m'étonnerait que j'en recoive, car ces questions sont trop iconoclastes et sortent du cadre classique d'affrontement entre les pros et anti-IVG!

Signaler un abus | le 08/03/2010  à 13:20 | Posté par  Michel Joblot  

> eh ? lyoncap! achète un modo (en tout cas celui d'hier avait pas d'humour ...et celui d'aujourd'hui y fait quoi ?)

Signaler un abus | le 14/03/2010  à 11:58 | Posté par  Balofond  

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