Trois chercheurs lyonnais financés par la commission européenne


Par Mathilde Régis
Publié le 18/05/2016  à 16:43
1 réaction

Pendant cinq ans, trois chercheurs de l'Université Claude Bernard Lyon 1 seront financés à hauteur d'1,3 et de 2,5 millions d'euros par la commission européenne pour leurs recherches. 

microscope ()

C'est bien l'excellence scientifique que souhaite promouvoir le programme scientifique du Conseil européen de la recherche. Cette année, 647 millions d'euros sont répartis entre 277 chercheurs européens. Parmi les lauréats des catégories Starting Grant et Advanced Grant, on trouve Jean-Louis Bessereau, professeur des universités et praticien hospitalier en biologie cellulaire à l'université Claude Bernard et aux Hospices civils de Lyon. Ce chercheur et son équipe s'intéressent à l'organe le plus complexe de l'organisme : le cerveau. Le centre du sujet sont les mécanismes de formation et d'organisation des structures qui connectent les neurones du cerveau entre eux : les synapses neuronales. Etant donné qu'un homme possède près d'un million de milliards de synapses, la tâche n'est pas aisée. Son équipe utilise alors un ver C.elegans pour mener ses expérimentations. D'à peine 1 mm, ce ver transparent possède un système très simple de moins de dix mille synapses. Ne considérez pas ce ver comme simplet pour autant, puisque ses synapses sont très similaires à celles de l'homme et ont pu permettre à Jean-Louis Bessereau d'analyser le fonctionnement des récepteurs sensibles à la principale substance responsable de l'addiction chez les fumeurs : la nicotine. Couronné par la bourse de la commission européenne, le projet C.Napse veut permettre de développer des outils de génétique et de microscopie pour identifier et caractériser de nouvelles molécules synaptiques dont le dysfonctionnement pourrait être responsable de maladies neuropsychiatriques chez l'homme.

Comment deux gênes régulent-ils la production d'énergie dans le cerveau en développement ? 

Le deuxième projet de recherche lyonnais à obtenir une bourse concerne lui aussi le cerveau et plus particulièrement le cortex cérébral lors de son développement.  Il s'agit du projet "Neuromet" porté par Julien Courchet, chercheur en neurobiologie à l'Université Claude Bernard Lyon 1. Lors de ses travaux précédent, le chercheur avait mis en évidence deux gênes qui jouent un rôle central dans le développement des neurones du cortex chez la souris. La deuxième étape consistera donc à déterminer dans quelle mesure les gênes LKB1 et NUAK1 régulent la production d’énergie dans le cerveau au cours du développement et comment des perturbations de cette production peuvent être associés à des défauts, eux-même liés à des maladies neuro-développementales. 

"LiKo", physique statique et fractales aléatoires

Christophe Garban, professeur en mathématiques à l'Université Claude Bernard fait également partie des promus. Ses recherches étudient et classifient les courbes mathématiques qui apparaissent lors de la transformation physique des éléments, comme lorsque l'eau se transforme en glace ou quand le fer se met à fondre. Autre direction importante de son projet, Christophe Garban poursuivra des modèles du phénomène de turbulence, une thématique ancienne initié par Andrey Kolmogorov dans les années 40, célèbre mathématicien et physicien. Assisté du physicien de l'ENS Lyon Laurent Chevillard, le but sera de construire des "champs de vecteurs" aléatoires plus réalistes que ceux introduit dans les années 40. 

  • Actuellement 5 sur 5 étoiles
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note : 5/5 (2 note(s) attribuée(s))

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Partagez cet article :   Twitter Facebook Google Plus email

à lire également

Vos réactions
1 commentaire

C'est bien que des chercheurs français soient financés, ça prouve que l'on a encore une expertise reconnue ;)

Signaler un abus | le 19/05/2016  à 11:50 | Posté par  jejezac123  

Il n'est pas possible de poster des commentaires au-delà de 60 jours après la publication de l'article.