A Lyon, une manif sur les retraites réussie

Contrat rempli pour les six organisations syndicales qui appelaient à manifester ce jeudi “pour la défense de l’emploi, des salaires et des retraites”. Surtout les retraites. 16 000 personnes selon les syndicats et 8 000 selon la police ont défilé de la Manufacture des Tabacs à la place Bellecour.

Six organisations syndicales (CGT, CFDT, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires) appelaient ce jeudi à une journée nationale d’action “pour la défense de l’emploi, des salaires et des retraites”. C’est surtout des retraites dont il était question. Grève et manifestation étaient au programme à Lyon comme ailleurs.

Du côté des grévistes, nous n’avons que des informations très approximatives. La CGT du Rhône parle d’une « cinquantaine d’arrêts de travail ». Chez les enseignants, la FSU évoque « environ 40 % de grévistes dans le secondaire ».

La manifestation qui s’est élancée de la Manufacture des Tabacs à 10h30 a, quant à elle, été bien suivie puisque 16 000 personnes, selon les syndicats, ont défilé jusqu’à la place Bellecour. La police n’évalue qu’à 8 000 le nombre de manifestants. Les organisateurs lyonnais qui avaient choisi le parcours « grande taille » ont réussi leur pari.

La CGT a particulièrement mobilisé. Les banderoles de la chimie, de la métallurgie, de différents services publics (HCL, Pôle Emploi, Ville de Lyon,…) constituaient plus de la moitié du cortège. Le secrétaire de la CGT du Rhône, Pierre Coquan se félicite d’une « bonne mobilisation » autant dans le public que dans le privé : « Notre discours est très bien reçu dans les entreprises. Face à une logique médiatique qui présente l’allongement de la durée de cotisation comme la seule alternative, Notre seule arme est d’aller au contact des salariés  ». Pour lui, « ce rapport de force est en train d’être construit  ».

Joël Chapuy, secrétaire général adjoint de la CFDT du Rhône ne partage pas l’optimisme de son confrère : « la période de vacances qui s’annoncent n’est pas très propice aux mobilisations ».

Unitaires, les syndicats entendaient marteler une idée, inscrite sur la banderole de tête de la manifestation : « Pour une autre répartition des richesses ». Appliquée à financement des retraites, cela signifie mettre à contribution les revenus du capital, et non pas essentiellement les salaires. Et, visiblement, il n’y a pas que les syndicats qui défendent cette idée. Les principales familles politiques de gauche (PS, PC, les Verts, Parti de Gauche, NPA, Lutte Ouvrière, les libertaires) arpentaient également le pavé lyonnais.

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