Lundi 8 Juin : La fin d'une époque

Du 10 au 31 mai, notre tueur à gage ne devra pas oublier sa double responsabilité : tuer et éviter d'être tué.

L'aventure s'est terminée mercredi soir dernier, sous une cascade de jets d'eau. Street wars n'est plus, les organisateurs sont démasqués, le gagnant savoure sa victoire. Retour sur une finale plutôt intense pour l'équipe des Wet Cats.
Tous les coups sont permis
C'était donc la mort subite qui dominait en cette journée du 3 Juin. Tout le monde est la cible de tout le monde. Mon équipe de traqueurs se lève aux aurores pour peaufiner un plan, mais malgré un café et des croissants, ils se rendorment comme des petits bébés tueurs. Début d'après-midi : deux objectifs. Essayer de se rendre chez un organisateur, et également éliminer un des joueurs pilier de Street Wars, le dénommé Karocyt. Ne croyez pas que cela se fasse comme ça, il y a de l'investigation derrière pour avoir noms exacts et adresse précise. Après l'échec de la traque de l'organisateur pour cause d'absence, concentration sur Karocyt. J. l'Indécis rejoint le Boucher et le Docteur. Avant un assaut humide, reconnaissance des lieux. Facile pour la cible de s'enfuir quand elle veut. Son immeuble propose de multiples sorties, et elle habite au rez-de-chaussée, pratique et pas très haut pour s'évader par la fenêtre. Avec la tactique du lapin enfumé, le Boucher et le Docteur couvrent les issues, et J. l'indécis sonne à la porte. Une femme, certainement la mère de la cible, répond qu'il n'est pas là. Mensonge ? Elle aussi serait-elle dans le coup ? Après trois heures d'attente, pas de Karocyt. Les traqueurs rentrent chez eux avec la rage des perdants. Mais l'ultime épreuve aura lieu ce soir...
Kill Bill (ou un autre, c'est pareil)
21h. Les cloches de Saint-Jean sonnent. Autant de sonorités qui arrivent dans les oreilles des derniers survivants. Il ne fallait pas être bien futé pour reconnaître les indices de Saint-Jean dans le mail des organisateurs. Ce soir, la traque finale est là. Tuer, laminer, humidifier les organisateurs est l'objectif de la soirée, pour être le grand gagnant. N. Le Fou a rejoint le Boucher, Le Docteur et J. l'indécis. Le Ninja est de repos, rentré dans sa campagne natale. Quatre petits pistolets, un gros calibre et un parapluie composent l'armement de l'équipe. N. Le Fou travaille plutôt à la bouteille d'eau, pour un résultat bien précis. La nuit tombe sur la place Saint-Jean, quasiment vide, mais les petites rues sont pleines par cette douce soirée. Tout est suspect. L'équipe s'arrête à un croisement pour essayer d'élaborer une stratégie. Pas de répit, un homme essaye de les descendre par derrière. N. Le Fou sort son bazooka de fortune, et essaie de dégommer ce traitre à coup de bouteille d'eau. Les traqueurs décident de se séparer le temps de se faire oublier.
Tout paraît surréaliste. Les gens mangent tranquillement en terrasse sans se douter de ce qui se passe. Le Docteur s'arrête un instant, pensif. Il retrouve Le Boucher, mais n'a pas le temps de se perdre dans ses pensées. Un homme arrive en vélo face à eux, et sort un pistolet à eau. Le rusé... Il peut tuer en vélo, mais ne peut pas se faire tuer sur son moyen de locomotion. Juste le temps de se réfugier dans une rue parallèle, que deux hommes armés se précipitent sur eux. Ils ne peuvent pas riposter, ils ne disposent que de petites armes. Ils se rabattent sur le hall d'un restaurant chic, le temps de les voir passer et de se faire tuer par l'homme au vélo. Malaise dans le hall du restaurant, les gens à l'intérieur regardent les traqueurs apeurés sans vraiment comprendre. Le temps de faire un sourire discret et de cacher leurs armes que le Boucher et le Docteur se remettent en piste. Trois traqueurs dans cette rue. Décidément, on ne fait que des mauvaises rencontres ce soir. Les deux compères se séparent. Le Docteur se planque dans une cours d'immeuble sombre, espérant les toucher sans qu'ils le voient. Ils laissent les futures victimes le dépasser. Une fois dos à lui, il se précipite et lance trois jets d'eau. Un pour chaque dos face à lui. Pas le temps de s'attarder, il change de rue. Il retrouve Le Boucher qui a également fait deux victimes de son coté. Le temps de se féliciter que les deux tueurs regardent au détour d'une rue si la voie est libre. C'est alors qu'une sueur froide leur coule dans le dos, mais pas imaginaire. Ils se retournent, espérant se tromper. Un homme leur demande si ils font parti de l'aventure de Street Wars. C'est un des gardes du corps de l'organisateur, cible numéro 1. Un coup de téléphone interrompt le garde du corps. Le grand chef est mort, la partie est terminée. Il est temps de rencontrer tout le monde, ainsi que le gagnant. La pression redescend, l'aventure de l'équipe des Wet Cats également. Tristes et heureux à la fois, les participants finiront la nuit autour d'une bière ...
Cette aventure se termine là, mon anonymat de même. La pression redescend et les rues de Lyon deviennent plus sûres. Rendez-vous (peut-être) à la prochaine session, certainement prévue en automne...
Fanny Paul

Retrouvez le dossier 'journal d'un tueur à gages'

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