Une huitième finale de Coupe de France pour l'OL (vidéo)

Au terme d'une rencontre agitée, l'OL s'est qualifié mardi soir pour la finale de la Coupe de France en venant à bout du GFCO Ajaccio (4-0). Les Lyonnais affronteront au Stade de France le vainqueur de l'autre demi-finale Quevilly-Rennes.

Un vrai match de Coupe de France. La demi-finale entre le Gazélec Ajaccio et l'Olympique lyonnais disputée mardi soir a tenu toutes ses promesses. Malgré des débordements de toutes sortes provoqués par des Corses perdant complètement leurs nerfs, les Lyonnais se sont qualifiés pour une huitième finale de Coupe de France de leur histoire. Une qualification qui s'est dessinée en deuxième mi-temps grâce à quatre buts signés Lacazette (59e), Lisandro (73e), Grenier (80e) et Gomis (90e).

Une première mi-temps rythmée et mouvementée

Pour ce déplacement sur l'île de Beauté, Rémi Garde avait décidé d'aligner un 4-4-2 à vocation offensive avec la présence de quatre attaquants (Briand, Lacazette, Gomis, Lisandro) de métier sur le terrain du stade François Coty "chaud bouillant". Cette demi-finale démarre tambour battant avec des occasions de part et d'autre. Les Corses sont tout près d'ouvrir le score par Colleredo dont la frappe heurte le poteau olympien (9e). Sur ce coup là, Hugo Llloris était battu. Les Lyonnais ont eu très chaud. Quatre minutes plus tard, l'enroulé du gauche de Briand heurte la barre transversale ajaccienne. Le ton de la rencontre est donné...Un peu trop même. Les joueurs du GFCO Ajaccio jouent des coudes et cherchent des noises aux Lyonnais. De nombreuses rixes éclatent sur le terrain.

Pour ne rien arranger, Colinet voit rouge à la suite d'une faute stupide du milieu du Gazélec Ajaccio sur Lacazette (38e). Une décision qui déclenche la colère des pensionnaires de National. Les esprits s'échauffent. L'antre de François Coty se transforme en ring de boxe. Juste avant la mi-temps, le missile du gauche de Källström trouve la barre de Rastello (45 + 3). Lyonnais et Ajacciens rentrent aux vestiaires sur un score de parité mais dans une tension palpable. De nouvelles échauffourées éclatent. Les Corses provoquent et tentent d'intimider l'équipe lyonnaise. Surréaliste !

Quatre buts en 45 minutes !

Dès l'entame du second acte, le GFCO Ajaccio pousse et trouve le poteau droit de Lloris (48e). La bande à Rémi Garde domine et multiplie les occasions. Dans un contexte hostile, l'OL garde son sang-froid et trouve la faille grâce à tir à bout portant de Lacazette (1-0, 59e). Lyon a fait le plus dur. Les Corses sont sonnés. Et ne reviendront plus. Les Rhodaniens monopolisent le cuir et font parler la poudre. Tout d'abord par Lisandro, d'un tir puissant du gauche qui ne laisse aucune chance au portier du GFCO (2-0, 73e) puis par l'intermédiaire de Grenier, rentré en cours de jeu, sur un lobe astucieux (3-0, 80e). Et enfin, sur une contre-attaque solitaire, Gomis clôture la soirée, malgré un geste stupide à l'adresse des supporters ajacciens (4-0, 90e). L'OL disputera sa huitième finale de Coupe de France de son histoire, le 28 avril prochain.

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4 commentaires
  1. willycat - 11 avril 2012

    comme d'habitude, les Corses ont joué l'intimidation des couloirs et ont sorti les moissonneuses batteuses. Résultat : ils en prennent 4, on vient, on gagne et on s'en va. Ciao Corsica.

  2. nonmaiscepaspourdire - 11 avril 2012

    Le plus grand exploit dans ce genre de match est de revenir sans blessé.

  3. Nicolas de Montchat - 18 avril 2012

    Les commentateurs ont l'habitude de dire dans un sourire 'en Corse, les matches sont toujours chauds', présentant celà comme un folklore sympathique.Intimidation, violence, racisme... Je trouve que ce climat n'a rien de sympathique. Il est temps de dire au public et équipes corses qu'il faut changer de comportement. Cela nuit à l'image de la Corse et du football.

  4. R.B - 18 avril 2012

    Exactement Nicolas. Même s'il ne faut pas généraliser. Lors du stage de l'OL en Corse, nous avons été très bien accueillis (l'équipe et les médias) par les habitants et le club de foot de Porto-Vecchio. Mais vous avez raison, ce qui s'est passé lors de cette rencontre (avant, pendant et après), est intolérable. Merci pour votre fidélité à notre média.

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