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Sébastien Denis : ''le marché est ralenti''

On aurait tendance à l'oublier, mais le mercato estival a débuté le 8 juin dernier. Face à ce calme plat, entretien avec Sébastien Denis, rédacteur en chef de FootMercato, le site internet spécialisé des transferts en France.

Lyon Capitale : Comment se traite l'information quand il est question de rumeurs ? Arrivez-vous à fidéliser les internautes ?

Sébastien Denis : On a différents contacts au niveau des clubs et des agents. Ils nous donnent des informations et cela nous permet d'étayer notre sujet sur le site, par rapport aux médias nationaux comme L'Equipe ou Le Parisien. Au niveau des audiences, cela se compte à peu près en centaines de milliers de personnes.

L'OL fait-il le ''buzz'' quand vous publiez une information concernant un transfert sur le club ?

Effectivement, plus les clubs sont connus et suivis, plus l'information a d'impact au niveau de nos fidèles lecteurs. Une brève sur Marseille, Lyon ou Paris sera plus lue que si cela concernait Auxerre par exemple.

La Coupe du Monde joue-t-elle une influence sur ce mercato estival ?

Elle sera forcément négative puisque tout se passe en Afrique du Sud. Soit les joueurs sont concernés par la compétition et ne pensent pas à leur avenir, soit les agents sont eux en France et attendent désespérément la fin de la Coupe du Monde. Le marché est donc pas mal ralenti. La crise financière que traverse actuellement le football français n'aide pas non plus les clubs de Ligue 1 à investir. Il faut d'abord dégraisser avant de penser à recruter des éléments d'envergures. Cependant, Lyon a fait différemment en s'attachant les services de Jimmy Briand et en s'offrant sans doute un deuxième renfort de choix venant de l'étranger, qui pourrait être Hernanes, Bruno Alves ou Adil Rami.

''Lyon doit mettre le paquet sur Bruno Alves''

Concernant les dossiers lyonnais, quel est le plus chaud ? On parle de l'arrivée imminente d'Hernanes ...

C'est vrai que c'est la piste la plus avancée aujourd'hui. Elle est même prioritaire pour Claude Puel qui souhaite apporter une touche plus technique à son milieu de terrain. Ederson n'a pas satisfait et est sur le départ. L'entraîneur lyonnais voudrait donc avoir son joueur le plus rapidement possible, pour préparer au plus vite sa tactique. Le seul souci qui pourrait exister concerne l'indemnité de transfert, le club brésilien étant très gourmand. Cela bloque la transaction. En plus, Lyon doit d'abord dégraisser et on pense notamment aux cas de Boumsong, Makoun et Bastos qui pourraient être sacrifiés. Il faut augmenter l'enveloppe des transferts, estimée à 25 millions d'euros pour le club.

Justement, est-ce suffisant pour recruter ?

Avec les ambitions de Lyon, ce n'est pas assez. Aujourd'hui, quand on voit le prix d'un grand défenseur central, c'est minimum 18 millions d'euros. Pour Bruno Alves, on parle même d'une somme comprise entre 20 et 25 millions. Ce n'est donc pas possible de s'aligner. D'autant plus que 6 millions d'euros ont été utilisés pour Jimmy Briand, mais c'était une opportunité à saisir.

Outre un meneur de jeu, quels postes doivent être ciblés par l'OL ?

Un défenseur central me paraît indispensable pour jouer aux côtés de Cris et éventuellement prendre sa succession, ''le Policier'' n'étant pas éternel. Les pistes menant au défenseur international portugais et aussi à Adil Rami sont donc fortement étudiées. Concernant Alves, je pense que le joueur a fait le tour de la question à Porto et il a clairement laissé la porte ouverte à Lyon ces derniers jours. Il faut que le club rhodanien mette le paquet sur lui. Le pari Lisandro étant réussi, pourquoi pas s'attacher les services d'un deuxième cadre de Porto entre Rhône et Saône.

L'Olympique Lyonnais attire-t-il encore des stars malgré deux saisons sans trophées ?

Oui, mais tout est relatif car la Ligue 1 est moins attractive que d'autres championnats européens par rapport aux infrastructures. Le fait d'avoir eu l'Euro 2016 va donc permettre de moderniser les stades français pour donner l'envie de venir aux joueurs étrangers. A Lyon, il y a encore une culture de la gagne qui attire un peu. Mais ce sont plus des joueurs en devenir que des grandes stars internationales, hors de prix pour les finances des clubs français. Si on ajoute la suppression du DIC, ceux-ci sont encore plus pénalisés.

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