Lyon - Anderlecht : Les notes des joueurs

Une présence apaisante. Sur le but, ses deux défenseurs centraux l'ont abandonné. La seule fausse note dans une soirée jusque-là parfaite.

Anthony Réveillère (6,5) : Dans sa zone, les Belges ne sont jamais passés. Vainqueur de tous ses duels, il a même été présent offensivement au plus fort de la poussée lyonnaise en début de match. Son association avec Bastos sur le flanc droit de l'attaque fonctionne déjà bien.

Mathieu Bodmer (4) : Un placement trop souvent hasardeux et un manque de repères évident avec Cissokho. Pas une soirée très convaincante donc. Il n'a brillé que par son jeu de tête sur des phases statiques où il a pris le dessus sur les attaquants d'Anderlecht.

Cris (6) : De bons jaillissements et un sens du combat retrouvé. Mercredi soir, Cris a montré qu'il était sur le chemin du retour. A confirmer.

Aly Cissokho (7) : Il n'a joué que six mois avec Lisandro Lopez à Porto mais on sent une grande complicité entre les deux hommes, notamment sur le premier but de Gomis. Défensivement, il a assuré l'essentiel et a surtout brillé en attaque. L'OL s'est trouvé une machine à centrer cet été. Avec Gomis à la réception, ça peut faire des dégâts.

Kim Källström (6,5) : Jean-II Makoun peut se faire du souci. Avec son profil de relayeur, il a été le premier attaquant lyonnais. Inspiré, propre techniquement, il a fait le boulot dans l'entrejeu. Son duo avec Toulalan peut être le tube du milieu de terrain lyonnais.
Jérémy Toulalan (6) : Accrocheur comme aux plus belles heures avec quelques fautes bien senties pour casser des attaques d'Anderlecht. Avec Källström et Pjanic comme dépositaire du jeu, il s'épanouit à la récupération.
Miralem Pjanic (7) : Avec le maillot de Juninho, il a inscrit un coup-franc "Juninesque". Dans le jeu, il a été moins présent. Au tout début du match, il ne savait pas vraiment où se placer. Par la suite, il a été moins en vue car l'essentiel des attaques passaient sur les côtés. Intéressant sur chaque intervention. A revoir donc et vite.

Michel Bastos (8,5) : Un régal de finesse et de technique (Gomis peut le remercier). Pour ceux qui cherchaient l'intérêt d'avoir un gaucher sur le côté droit, il a apporté une réponse en forme de comète de Halley sur le troisième but. Infatigable et inspiré, il a tourmenté les défenseurs d'Anderlecht pendant 90 minutes. Il donne l'impression de jouer dès qu'il a la balle et la certitude qu'il fait jouer et briller ses partenaires.

Lisandro Lopez (8,5) : Que dire... Accrocheur comme un 6, technique comme un 10, buteur comme un 9, indispensable comme un taulier alors qu'il n'est à Lyon que depuis deux mois. Toutes ces prises de balles ont fait frissonner Gerland. Décisif sur deux buts et sur tout le match. On garde le dictionnaire des superlatifs de côté pour les phases de poule de la Ligue des Champions.

Batefimbi Gomis (8) : Avec deux buts, il a rempli sa part du contrat. On lui donne de bons ballons, il les convertit en pions. Dans le jeu, au milieu de tous les techniciens lyonnais, il peut paraître un peu pataud mais dans son registre et avec les passeurs dont il dispose, il peut faire des cartons. Comme ce soir.

Bonus :

Claude Puel (8) : Michel Bastos à droite, il fallait y penser. Depuis deux matches, les résultats parlent d'eux-mêmes. Pjanic titulaire. Un pari sur le papier, une réussite à la fin. Quant à l'élaboration de son groupe, il est peut-être un peu tôt pour s'enflammer mais le tout ne manque ni de cohérence ni de talent. L'opposition était un peu faiblarde mais "son" Lyon pratique un football élégant. Et pour finir mention spéciale à son coaching qui a redonné de l'entrain à la fin de match. On sent une saine émulation dans son groupe.

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