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Football : une formation des éducateurs en question

Enquête sur le football amateur dans le Rhône.

"Le football amateur n’est plus si amateur que ça." D’emblée, Sylvain Richard, responsable de la formation des éducateurs au district du Rhône, annonce la couleur. Fini le football à la bonne franquette avec des entraîneurs sans diplôme. Au district du Rhône, pas moins de 600 éducateurs sont formés chaque année. En 1990, ils n’étaient que 150. Un chiffre en augmentation constante, qui s’explique par l’exigence accrue des parents. “Aujourd’hui, ils sont beaucoup plus regardants sur les entraîneurs et sur le sportif, mais aussi sur les installations du club”, détaille Sylvain Richard. Donc les clubs s’adaptent. Et certains voient même plus loin.

C’est le cas de du FC Lyon. “Nous avons plus de soixante éducateurs, plus trois salariés. Une personne qui s’occupe de l’administratif, un directeur sportif, et un jeune qui a un brevet d’État”, explique Hervé Baudoux, président du club du 8e arrondissement. Résultat, chez les jeunes, le FCL écrase tout. Chaque catégorie de jeunes a une équipe qui joue au niveau régional. “Ces clubs ont compris l’intérêt et le besoin qu’ils avaient de former des éducateurs. Grâce à de gros moyens financiers et à l’aide de la politique locale, ils ont même pu employer des personnes”, se réjouit Sylvain Richard.

La notion de plaisir

Mais tous les clubs n’ont pas cette chance-là. Ou privilégient d’autres intérêts. “Tant qu’il y aura autant d’argent dépensé en primes de match dans des divisions en dessous de la CFA, on ne pourra pas aller vers une professionnalisation du football amateur”, contrebalance ce conseiller technique du Rhône. Car certains dirigeants favorisent l’équipe senior, au détriment de la formation, comme le MDA Chasselay, Limonest ou l’UGA Décines.

Cependant, la gestion des clubs dans le Rhône s’améliore. “On a beaucoup progressé au niveau des comportements sur le terrain. La priorité est que les éducateurs permettent aux joueurs de prendre du plaisir. Après, ce qui se passe en dehors des terrains, c’est compliqué à gérer.” Car le football est le reflet d’une société de plus en plus violente. Et fait miroiter l’espoir d’une ascension sociale fulgurante.

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