L’OL sans forcer

A trois jours du très attendu Lyon-Bordeaux en ¼ de finale aller de la Ligue des Champions, l’OL a disposé de la lanterne rouge grenobloise 2-0. Des réalisations de Bastos et Delgado.

Habitué à jouer deux fois par semaine, l’OL n’avait pourtant pas disputé de rencontre mardi ou mercredi dernier. Du moins sur le terrain. Car en coulisses, les bisbilles entre la Ligue de Football Professionnel, les Girondins de Bordeaux et l’Olympique Lyonnais ont animé l’actualité footballistique à coups d’appels, de contre-appels et de rebondissements successifs. Conformément aux vœux des girondins, le match Lyon-Grenoble a finalement eu lieu samedi en fin d’après-midi.

Bordeaux, Bordeaux…

Comme tous les lyonnais, Claude Puel avait lui aussi Bordeaux en tête. Au coup d’envoi, de nombreux probables titulaires du match de Ligue des Champions se retrouvent sur le banc de touche. Ainsi, Källstrom, Pjanic, Govou, Delgado et Lisandro laissent leur place à Gonalons, Makoun, Bastos, Ederson et Gomis. Les Lyonnais n’ont pourtant pas d’autres choix que la victoire, ayant laissés trop traînés de points en route dans ces fameux matchs pré et post-européens. Les supporters du Virage Nord, quant à eux, rappellent à leurs protégés l’importance de cette rencontre : « 14 matchs, 14 combats : Battez-vous comme des lions ».

Pourtant, comme on pouvait l’imaginer, les Lyonnais rentrent timidement dans la rencontre. En manque de lien dans le jeu, les Olympiens ne parviennent pas à déstabiliser l’arrière garde iséroise. Les Gones jouent avec le frein à main, comme si leur esprit était ailleurs… Étonnant. Les deux formations regagnent les vestiaires sur un score nul et vierge, logique. Les affaires grenobloises vont considérablement se détériorer juste après la pause. A la suite d’une remise de Bafé Gomis, Michel Bastos trompe le jeune portier Maubleu qui dispute son premier match en Ligue 1 (47ème).

Delgado prend du galon

L’OL semble avoir fait le plus dur et on donne peu cher des espoirs des coéquipiers de Ljuboja à ce moment du match. Pourtant, les Lyonnais tardent à se mettre à l’abri. Bafé Gomis, à la suite d’une chevauchée solitaire, frappe au-dessus alors que le but s’ouvrait à lui. Et comme souvent dans ce genre de rencontres, lorsque le break n’est pas fait, l’OL s’expose à des sueurs froides en fin de match. Toutefois, Cris, revenu à un très bon niveau et le toujours excellent Hugo Lloris sauvent tour à tour la maison lyonnaise. C’est finalement l’homme en forme du moment, César « Chelito » Delgado, tout fraichement entré en jeu, qui parachève le succès lyonnais à la 89ème minute.

Ce succès lyonnais était attendu. Il permet aux hommes de Puel de revenir provisoirement à deux points du leader bordelais. Mais les cinq premiers se trouvent dans un mouchoir de poche, avec plus ou moins de matchs en retard. L’OL, sans être fantastique, a juste fait le boulot. Tous les projecteurs sont désormais braqués sur ce ¼ de finale aller de la Ligue des Champions, occasion grandiose pour le club du président Aulas d’atteindre des demies finales qui se sont tant de fois refusées à l’OL. Et si c’était la bonne ? La saison où l’OL s’est offert le scalp du Real Madrid…

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