L’OL n’est pas guéri

Accroché par l’Hapoël Tel-Aviv mardi soir à Gerland (2-2), l’OL n’est pas parvenu à ravir la première place de son groupe aux Allemands de Schalke 04. Malgré un Lisandro exceptionnel, les Gones ont longuement buté sur un grand gardien adverse et sont même passés tout près de la défaite.

En cette veille de fête des Lumières, les lumignons illuminaient déjà la pelouse de Gerland mardi soir. Au gré d’un match de haute intensité, très ouvert, avec deux équipes aussi inquiétantes défensivement qu’ambitieuses offensivement, l’OL n’a pourtant pas réussi à se rassurer. Incapable de dominer leurs modestes adversaires, malgré 32 tirs à 10, les Rhodaniens ont surtout montré, une nouvelle fois, d’immenses carences défensives, avec notamment une charnière centrale Cris-Pape Diakhaté complètement à la dérive. Les Lyonnais, hermétiques lors de leurs trois premières sorties européennes de la saison, pourtant au plus fort de la crise en Ligue 1, ont encaissé neuf buts lors de leurs trois suivantes, alors qu'ils n'ont plus perdu en championnat depuis. Curieux paradoxe. Cette formation là n'en n'est plus à un près. Et ce malgré Hugo Lloris, qui comme à l’accoutumée, a sauvé la maison rhodanienne à de maintes reprises. Alarmant.

Lacazette sauve les Gones

L’OL avait pourtant pris le match par le bon bout. Emmené par un Lisandro Lopez enthousiasmant, les hommes de Claude Puel se sont procurés de multiples occasions, butant sur l’excellent dernier rempart Nigérian de l’Hapoël, Eneyema. Après une première période riche mais sans buts, Lisandro ouvre la marque, logiquement pour l’OL (62ème). Une récompense méritée pour l’attaquant argentin, auteur mardi soir à Gerland de gestes prodigieux. On se dit alors que Lyon a fait le plus dur. C’est mal connaître les Israéliens. Se ruant à l’attaque, les visiteurs égalisent dans la foulée par Sahar (63ème). Puis six minutes plus tard, Zehavi expédie une merveille de retournée acrobatique dans la lucarne d’Hugo Lloris (69ème). Coup de froid sur Gerland. Après une période de flottement, l’OL pousse dans les derniers instants et revient à la marque par Lacazette (88ème). Le premier but en Ligue des Champions pour le jeune attaquant lyonnais, qui élimine du même coup Tel Aviv de l’Europa League. Cruel pour les coéquipiers d’Eneyema qui croyaient tenir leur exploit.

SOS défense abandonnée

Que retenir de cette soirée ? Deuxième de son groupe, l’OL ne se met pas dans les meilleures conditions pour la suite de la compétition. Les Olympiens ont de fortes chances de rencontrer un gros morceau dès les huitièmes de finale, avec le match aller à Gerland (tirage au sort le 17 décembre, NDLR). Outre la confirmation du retour en forme de Lisandro, les énormes largesses défensives, répétitives, peuvent turlupiner Claude Puel. Comment l’OL peut concéder autant d’occasions, à Gerland, face à une équipe pourtant loin du niveau des Gones ? Surtout que cette impression d’absence de bloc, de solidité et de solidarité défensive resurgit à chaque sortie. Avant de disposer les tuiles, il faut consolider les fondations de la maison. Car celle de l'OL tient sur un fil. Et la tempête approche.

La feuille de match

Au stade de Gerland, Lyon et Tel Aviv ont fait match nul 2-2 (0-0)

Spectateurs : 32 000.

Arbitre : Sven Oddvar MOEN

Buts : Lyon : Lisandro (62ème), Lacazette (88ème) / Tel Aviv : Sahar (63ème), Zehavi (69ème)

Avertissements : Tel Aviv : Shish (8ème)

Lyon : Lloris - Réveillère, Cris (cap.), Diakhaté, Cissokho (Pied 77ème) - Gonalons, Makoun, Pjanic (Lacazette 67ème) - Briand, B. Gomis (Bastos 60ème), Lisandro.

Tel Aviv : Enyeama - Bondarv, Fransman, Da Silva, Shish – Vermouth, Abutbul, Yadin, Zehavi – Shechter (Sahar 25ème), Tamuz.

Lire aussi : les notes des joueurs

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Une semaine après l'altercation entre Bruno Genesio et un supporter dans le quartier de Confluence, le journal L'Equipe a publié, ce samedi, une enquête sur les dessous de cette soirée. Pas vraiment du goût du président de l'Olympique lyonnais, qui n'a pas hésité à aller au contact avec les supporters critiques sur Twitter, de manière parfois très véhémente. 
1 commentaire
  1. stephlyon - 8 décembre 2010

    Bon, je crois qu'il est grand temps de voir la vérité en face. Cris, c'est de l'histoire ancienne...J'ai beaucoup de respect pour lui et il fait parti de l'histoire de l'OL après nous avoir offert de très belles années! Mais là je crois que c'est la fin. On ne peut pas être plus bas défensivement...Donc nous n'avons plus rien à perdre de ce point de vue là. La situation offre à Puel la possibilité de changer de défense centrale et préparer l'avenir sereinement et sans craindre de se faire prendre pour un fou. Il y a deux défenseurs qui attendent derrière: Lövren et Faure. Le premier est déjà bien connu et malgré quelques performances médiocres( souvent pas à son poste de prédilection) je suis persuadé que c'est un très bon défenseur! Pour le second, champion d'Europe des -19ans, à l'OL depuis l'âge de 14ans il me semble et en ayant vu quelques matchs de la cfa et de l'equipe de france des 20ans c'est un roc! La relève est là, il est temps de changer, sinon la tempête risque de souffler effectivement...

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