Vénissieux : “Un rassemblement inédit” pour la droite

Christophe Girard a officiellement lancé sa campagne pour les municipales de la ville de Vénissieux. Le candidat Divers droite a jusqu’au 22 mars pour convaincre les Vénissians. Date décidée par le Conseil d’État après l’annulation du scrutin de 2014.

C’est sous la bannière du rassemblement que la liste “Votons le bon sens”, emmenée par Christophe Girard, compte s’attaquer au bastion communiste, en place depuis 88 ans à la mairie de Vénissieux. "Un rassemblement inédit", soutient-il.

Bien que la liste ne soit pas encore complète, elle rassemble déjà plusieurs sensibilités politiques. Des membres de l’UDI, de l’UMP, du PCD, de Debout la France ont rallié le candidat Divers droite. Le Modem est également présent sur la liste, en la personne de Saliha Mertani. La liste “Votons le bon sens” a été rejointe par Marc Soubitez (DVG), syndicaliste dans l’usine Bosch de la ville et pendant 35 ans président du comité d’entreprise. Le candidat rapporte que la société civile sera largement représentée.

Cinq de ses membres étaient déjà présents dans des listes différentes aux dernières élections municipales, en mars 2014.

“Dépasser les clivages politiques”

Le candidat à la mairie de Vénissieux entend bien dépasser les clivages politiques et sortir d’un système qu’il qualifie de "sectaire". Ses colistiers ne le contredisent pas, ils assurent avoir choisi "un homme et non un parti". Lors d'une conférence de presse, jeudi 12 février, Christophe Girard a critiqué l’opposition, qualifiant une "union de la gauche aux forceps", "des Verts paillassons" et "des communistes qui se sont injuriés". Différence de taille dans ce scrutin, le FN présentera une liste, avec comme chef de file le Croix-Roussien Damien Monchau.

C’est peut-être ce qui fait dire au candidat de droite que "l’abstention est le pire fléau de la ville". Rappelons que, lors des dernières élections européennes, le taux d’abstention était monté à plus de 71 % dans la troisième ville du département, favorisant largement le parti à la flamme bleu-blanc-rouge.

Une campagne éclair

Les candidats n’auront que cinq semaines pour battre le pavé et convaincre les Vénissians. Cependant, Christophe Girard assure que la campagne a commencé depuis plusieurs mois déjà. Assuré de la solidité du dossier examiné par le Conseil d’Etat, Christophe Girard assure qu’il est prêt depuis longtemps déjà pour cette campagne. Et un de ses colistiers d’ajouter : "Nous sommes au point culminant de la campagne", laissant entendre qu’il fallait être réactif pour mener à bien cette campagne éclair.

Les thèmes abordés durant cette campagne seront les mêmes qu’en 2014. La question de l’emploi semble primordiale pour Christophe Girard, qui compte rendre la ville plus attractive et apporter son soutien à l’usine Bosch de Vénissieux. Le développement économique, la sécurité et la maîtrise de l’urbanisme seront au cœur de la campagne du candidat de droite.

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