Havard
©tiM Douet

Soutiens à Collomb, "une pratique d'autrefois" pour Havard

Le candidat UMP pour les municipales de mars 2014 dénonce des pressions du maire de Lyon sur des personnalités de la société civile pour qu'elles intègrent son comité de soutien. S'il est élu, il promet de rompre avec cette tradition qu'il estime "d'un autre temps".

Michel Havard avait préparé sa riposte. Moins d'une heure après l'annonce de la création d'un comité de soutien à Gérard Collomb qui regroupe quelques personnalités influentes de la ville, le candidat UMP soulève des questions éthiques. Depuis une dizaine de jours, il adresse une lettre à des présidents d'association dans laquelle il leur promet de ne pas leur extirper un soutien. "Élu maire de Lyon, jamais je ne demanderai, directement ou indirectement, à un président d’association de faire partie d’un comité de soutien à vocation électorale (…) Je m’engage à ne jamais mélanger action politique et attribution de subventions. C'est une question d'éthique, une autre manière de faire de la politique", promet-il. Ce mardi matin, il décrit "des contacts répétés et très insistants" dont auraient été victimes "des présidents d'associations et des personnalités lyonnaises" pour intégrer le comité de soutien de Gérard Collomb.

Des soutiens subventionnés ?

Sans le dire, Michel Havard dénonce un chantage. "Je m’engage à ne jamais mélanger action politique et attribution de subventions", avance-t-il. Un de ses futurs colistiers se montre plus clair : "Le maire présente son comité de soutien la semaine du vote budget".À gauche, la manœuvre est vue avant tout comme une manière de détourner l'attention. "Il est le challenger, c'est à lui de montrer qu'il est en capacité de rassembler autour de lui. Il aurait dû publier ses soutiens avant nous. Tous les patrons sont derrière Gérard Collomb. Il va perbéniser Michel Havard. Le pauvre en est réduit à espérer la neutralité d'Alain Mérieux (P-DG de Biomérieux et ancien élu de Michel Noir, ndlr)", se délecte un adjoint socialiste. En 2008, le maire de Lyon avait privé Dominique Perben de soutiens que le candidat UMP pensait naturellement acquis à sa cause.

Peut-il gagner le match des soutiens ?

Michel Havard n'a pas pour l'heure prévu de monter son propre comité de soutien. Sur ce sujet, il reste indécis. "Ce genre de groupe ne sert pas à grand chose. Dans six jours, nous réunissons 90 chefs d'entreprise autour de Michel mais nous n'allons pas alerter la presse. Le plus important, c'est que les gens parlent dans la ville. Nous sommes sur une autre logique de réseaux", poursuit un conseiller du candidat de l'UMP.

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