Assemblée nationale
© Tim Douet

Rhône : ces élus qui ont aussi eu recours à des emplois familiaux

Michel Mercier a été épinglé ce mercredi pour avoir employé ses deux filles comme assistantes parlementaires au Sénat. L’occasion de revenir sur ces élus du Rhône qui, comme le futur membre du Conseil constitutionnel, ont eu recours à des emplois familiaux.

Michel Mercier n’est pas le seul à avoir choisi d’employer des membres de sa famille dans l’exercice de ses différents mandats. Une pratique probablement bientôt prohibée par la loi de “rétablissement de la confiance dans l’action publique” mais qui a longtemps été autorisée.

Philippe Cochet fait partie de ces députés qui employaient leur conjoint. Sa femme Laetitia a été son assistante parlementaire pendant une dizaine d’années. Une assistante à temps “très partiel”, comme l’écrivait Lyon Capitale en mars 2017. De son côté, le maire de Caluire-et-Cuire ne voyait pas de problème à travailler avec sa femme : “J’ai toujours travaillé avec mon épouse, dans tous les métiers que j’ai exercés. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais changer. En tant que député, j’ai une spécificité : je n’utilise pas toute l’enveloppe de mon crédit collaborateurs et je reverse donc à l’Assemblée nationale de l’argent.”

Jean-Louis Touraine (PS) et Bernard Perrut (LR) employaient aussi leurs femmes respectives, Sylvie Tomassini-Touraine (à temps partiel) et Frédérique Perrut. Philippe Meunier, ex-député LR de la 13e circonscription du Rhône, avait aussi indiqué sur sa déclaration d’intérêts et d’activité qu’il emploiyait sa femme en tant qu’assistante parlementaire. Christophe Guilloteau (LR), à l’époque où il était député, avait embauché sa fille, Maryll Guilloteau, comme assistante parlementaire. Obligé d’abandonner un mandat pour respecter la loi sur le non-cumul, il avait laissé sa compagne s’engager dans la course des dernières législatives pour lui succéder à l’Assemblée nationale dans la 10e circonscription du Rhône. Sophie Cruz a finalement perdu au 2e tour face au candidat LREM Thomas Gassilloud. Quant à Pierre-Alain Muet, l’ancien député PS de la 2e circonscription du Rhône, il avait employé son fils Yannick pour s’occuper “de tout ce qui est communication, de la gestion de [son] site, de la lettre de député et de ses traductions”.

Mais les emplois familiaux ne sont pas l’apanage des parlementaires. Martial Passi (PCF), le maire de Givors, a récemment été condamné à six mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité par le tribunal correctionnel de Lyon pour avoir recruté sa sœur comme directrice générale des services de sa ville. Une décision dont il a fait appel.

Jean-Jack Queyranne (PS), l’ex-président du conseil régional rhônalpin, avait engagé sa belle-fille, Coline Siméan, à Entreprise Rhône-Alpes International (Erai) Shanghai entre le 2 avril 2004 et le 31 décembre 2015.

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