Réactions

Il y a eu une certaine correction par rapport au 1er tour. Je pense que nous allons pouvoir continuer à travailler ensemble dans une opposition constructive. Les résultats positifs de ce soir montrent que lorsqu'on est unis, on peut travailler de manière efficace".

Nicole Chevassus (milloniste), maire sortante du 6e :
"Les résultats du 1er tour ont été une vraie surprise, mais au second tour, j'étais confiante. Il fallait juste mobiliser les gens qui avaient cru que le 6e était gagné d'avance et réveiller les valeurs de droite. Avec l'équipe du 6e, ça s'est bien passé. Mais c'est quand même toujours un peu délicat avec les familles recomposées (l'union de la droite, ndlr) ; il faut un certain temps pour s'adapter, se comprendre."

Emmanuel Hamelin (UMP), conseiller régional, élu conseiller municipal à Lyon sur le 4e :
"Je suis déçu, même si on est assez fiers d'avoir été le seul arrondissement à ne pas basculer à gauche dès le premier tour. On le voit bien, à Lyon comme ailleurs, il y a eu une amplification incroyable de la vague rose entre les deux tours. Les raisons ? Beaucoup de national car les gens sont déçus, non pas des réformes mais du manque de résultats, et du local car Collomb a bénéficié d'une très forte prime au sortant. Maintenant, on va en tirer les conséquences. Il faut reconstruire la droite, d'abord en équipe et si leader il y a, il émergera. Au conseil municipal, il faut qu'on soit pugnaces, dynamiques et constructifs. Il va falloir utiliser cette tribune pour faire entendre des propositions nouvelles."

Amaury Nardone (milloniste), élu conseiller municipal dans le 2e :
"Je constate que les deux arrondissements qui font les plus beaux résultats, les 2e et 6e, proposaient des listes avec la plus forte proportion de millonistes et étaient gérés par Broliquier et Chevassus. Pour moi, c'est une reconnaissance du travail du groupe Unir pour Lyon (milloniste). Les raisons de l'échec de la droite à Lyon ? Un double effet Kiss cool : il y a eu un vrai reflux de la droite et la tête de liste Perben n'a pas réussi à convaincre. Il a commis trois erreurs stratégiques. La première : ne pas avoir assez vendu l'union de la droite ; à la fin de la campagne, elle avait disparu, nous (millonistes, ndlr) n'étions même plus invités aux conférences de presse. Ensuite, ne pas avoir été assez critique vis-à-vis de Collomb et ne pas avoir fait entendre ce qui faisait sa différence avec lui. On peut dire aujourd'hui que Perben, c'était une erreur de casting, mais on ne pouvait pas le dire en juillet. (...)

Moi, je n'étais pas favorable à l'union de la droite. Mais j'ai fait le boulot, et j'ai même fourni les principaux axes du programme repris par Perben. Mais je n'étais pas d'accord avec la stratégie qui a été adoptée. Le centre étant totalement occupé par Collomb, nous n'avions aucune chance de mobiliser les centristes. Les électeurs indécis, il fallait aller les chercher à notre droite. Ce n'est pas sûr que ça ait constitué un réservoir de voix suffisant, mais si on les avait mobilisés, on aurait sans doute été au second tour dans davantage d'arrondissements".

Denis Broliquier (milloniste), maire du 2e arrondissement et tête de liste Grandissons à Lyon (liste Perben) de la 2e :
"C'est la victoire de la proximité. J'ai travaillé comme un dingue pendant 7 ans, avec les équipes, au service des habitants. Il y a eu également un réflexe démocratique. Compte tenu de l'ampleur de la vague rose à Lyon, il fallait maintenir une opposition. J'ai piqué beaucoup de voix Modem sur ce thème-là. Avec 19 élus sur 73, cette opposition existera, et c'est une bonne chose.

Mais ces résultats constituent une grande claque pour la droite lyonnaise. Il faudra faire l'analyse de notre échec et sur cette base, reconstruire. Fort de la légitimité que m'apportent les résultats de ce soir, j'ai envie de consacrer une partie de mon temps à ce combat pour la reconstruction de la droite. Malgré l'échec, j'ai le sentiment aujourd'hui que l'union de la droite et du centre a été une bonne stratégie. Ça a permis d'effacer beaucoup de querelles du passé ; ça fait un bon socle pour la reconstruction."
A gauche, satisfaction
Martine David (PS), réélue maire de Saint-Priest
"C'est une satisfaction personnelle. Je suis heureuse de voir que les sanpriots nous ont donné leur confiance de façon importante. C'était une campagne très digne, respectueuse de chacun, des adversaires et des habitants. Mon adversaire n'a voulu parler que de sécurité et de béton, moi je me suis battue sur les besoins immédiats des habitants  : le logement et que chacun ait sa place, trouve la reconnaissance qui lui est due "

Najat Vallaud-Belkacem (PS), élue conseillère générale à Montchat :
"C'est une victoire historique. Le canton de Montchat n'avait jamais été à gauche, mon adversaire Jean Flachet y était élu depuis 1981. C'est dû pour partie à la dynamique portée par Gérard Collomb, mais aussi à l'adhésion des Montchatois et des Montchatoises à ma candidature. J'ai passé énormément de temps à leur expliquer tout ce qu'on pouvait faire au sein du Conseil général et qui n'était pas fait."

Au centre, recomposition
Anne-Sophie Condemine (Modem) élue sur la liste Collomb :
"Que va devenir le Modem après l'échec de Bayrou ? Il va y avoir une recomposition. A force de vouloir être autonomes, on est nulle part."

Christophe Geourjon (Modem) élu dans le 8e sur la liste Perben :
"Je ne regrette pas d'avoir rejoint Perben : on avait un bon projet, et il reste d'actualité. (...) Au Modem, nous avons désormais besoin de discuter, d'échanger et de voir comment on peut préparer l'avenir."

Eric Lafond (Modem) tête de liste Modem dans le 3e :
"La position de Bayrou était claire : les démocrates sont ceux qui étaient sur les listes Modem. Après, il y a le fonctionnement interne et les statuts qui doivent s'appliquer mais ce n'est pas de notre ressort. Recoller les morceaux ? De toute façon, il était prévu depuis le congrès de Villepinte qu'il y ait des élections internes dans les départements. On va remettre en place une organisation du mouvement démocrate."

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