Musée des Tissus : Collomb a "échoué" à trouver des mécènes

Hier en conseil municipal Gérard Collomb a qualifié le musée des Tissus de "mistigri" et a avoué avoir "échoué" a trouver des partenaires privés pour son financement futur.

Questionné par Dominique Nashury sur son absence durant la réunion pour le sauvetage du Musée des Tissus, Gérard Collomb a maintenu sa position et a laissé peu d'espoirs quant au soutien qui sera le sien une fois que le musée sera abandonné par la CCI. Il a une nouvelle fois réaffirmé sa position et sa volonté de ne pas participer au financement du musée. "Il n'est pas dans mes habitudes de contourner l'obstacle. Je pense qu'aujourd'hui tout le monde essaie de se refiler le mistigri. Et chacun dit que c'est l'autre qui est coupable."

Tenant d'un financement privé, le maire a avoué son échec dans sa recherche de mécènes : "J'ai essayé de faire pour le musée des tissus, ce que j'ai fait pour la cité de la gastronomie en allant voir un certain nombre d'acteurs privés. Je dois dire qu'aujourd'hui j'ai échoué dans ma démarche. Alors que lorsque je suis allé voir un certain nombre d'autres personnes intéressées par la gastronomie j'ai trouvé les investissements nécessaires."

"Le musée des tissus reste très largement en dehors des préoccupations des uns et des autres"

Comme il le répète depuis maintenant un an, le maire ne souhaite pas participer aux dépenses de fonctionnement du musée : "L'argent des Lyonnais est précieux, mais je ne veux pas mettre tous les 6 mois 250 000 euros, puis encore 250 000 euros et ainsi de suite, sans que rien avance et avec un musée des tissus qui reste très largement en dehors des préoccupations des uns et des autres." "Oui, nous avons besoin d'un beau musée des Tissus, mais pour cela il faut investir massivement du point de vue de sa rénovation, de sa scénographie et de son fonctionnement", a-t-il toutefois affirmé.

Mais pour lui, même la proposition de l'État n'est pas à la hauteur : "J'ai reçu le nouveau directeur régional des affaires culturelles qui me disait que l'État est prêt à mettre 300 000 euros sur trois ans. Chacun comprendra que ce n'est pas à la hauteur du sujet aujourd'hui posé."

Le maire en a aussi profité pour critiquer la récente décision du département du Rhône de se retirer du financement du musée des confluences dont 1,2 million d'euros vont désormais être assurés par la Métropole. "Vous comprenez que pour M.Bruum qui gère les finances, c'est un petit souci".

Questionné sur son absence lors de la réunion de sauvetage qui avait lieu à la préfecture le 4 novembre dernier, le maire de Lyon a "regretté" de ne pas être venu, mais l'a justifié par "un voyage à paris pour trouver des financements pour le musée de la gastronomie". En effet Gérard Collomb était occupé le 3 novembre dernier à la recherche de mécènes pour sa cité, mais était bien présent le 4 novembre à Lyon pour la présentation de son projet "cœur presqu’île" comme nous l'avait indiqué son entourage le jour même.Une absence qui avait paralysé la réunion de sauvetage qui avait lieu en présence de Michel Delpuech, Florence Verney-Carron et Emmanuel Imberton. Une réunion qui a tout de même abouti à quelques propositions, même si les perspectives restent sombres pour le musée. "Soit les partenaires – État, ville et région – arrivent à se mettre d’accord, soit le musée devra fermer", avait déclaré le président de la CCI Emmanuel Imberton et la nouvelle prise de parole de Gérard Collomb laisse entrevoir les nombreuses difficultés à venir pour le musée lyonnais.

1 commentaire
  1. Tx - 15 novembre 2016

    ... je ne comprends pas pourquoi on ne sépare par le problème ? Il semblerait que les collections soient si importantes qu'on n'ait pas encore tout répertorié. Actuellement, il semblerait également que les fonds ne soient plus accessibles pour les chercheurs. Par ailleurs la scénographie est vieillotte et doit être rajeunie tandis que le bâtiment doit être remis en état. Pourquoi ne pas dissocier ? Qu'on trouve un lieu correct, même un hangar chauffé, pour continuer la répertorisation et ensuite pouvoir faire vivre et tourner ses collections (> rentrée d'argent). Le bâti ? Mais qu'on le vende pour financer tout ça ! Un groupe sera ravi d'y faire un hôtel, une auberge de jeunesse 'new style' ou même des appartements. Ca n'est pas comme si le quartier était moribond, ni demandé ...

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