Michel Mercier et Gérard Collomb annoncent les contours financiers de la création de la métropole
Gérard Collomb et Michel Mercier annoncent les contours financiers de la création de la métropole © Tim Douet

Métropole : Collomb inquiet face à une “régression” de la loi

Le président du Grand Lyon s’inquiète d’un amendement introduit dans la loi sur la nouvelle organisation territoriale, qui donne le dernier mot à la région en matière de développement économique sur le territoire de la métropole.

Gérard Collomb n'est pas content. Il est inquiet. Le 10 décembre, la commission des lois du Sénat s'est réunie pour examiner le projet de loi portant sur la nouvelle organisation territoriale (donc la métropole), avant sa présentation en première lecture le 16 décembre prochain. Or, au grand dam du maire de Lyon, les représentants de la chambre haute ont introduit un amendement qui prévoit qu'en cas de désaccord entre la région et la métropole sur le schéma de développement économique régional, sur le territoire de la métropole, le conseil régional ait le dernier mot.

Une disposition qui suscite "une vive inquiétude" chez Gérard Collomb, maire de Lyon mais également président de l’Association des communautés urbaines et métropoles de France. Pour lui, "cette évolution est une régression. Elle correspond à une remise en cause des principes fondamentaux de la loi Maptam*, qui reconnaît pour la première fois les réalités urbaines de notre pays".

* Loi “de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles”.

“L’économie du pays risque de se gripper”

L'association présidée par Gérard Collomb estime que le texte amendé par les sénateurs "entrave" la capacité des grandes agglomérations et métropoles à accompagner les entreprises sur leur territoire. "Les 112 plus grandes agglomérations étant à l’origine de plus de la moitié du PIB national, c’est toute l’économie du pays qui risque ainsi de se gripper", redoute même le président du Grand Lyon, qui estime qu'en mettant le conseil régional en capacité de décider seul des interventions économiques sur l’ensemble de son territoire, "le texte ignore la réalité du processus de création de richesse".

Le maire de Lyon appelle à ce que "le rôle stratégique des grandes villes dans l'organisation territoriale" soit préservé. "Au vu du poids de celles-ci dans l’économie française et des richesses qu’elles diffusent vers les territoires périurbains et ruraux, toute autre stratégie compromettrait gravement l’équilibre de notre pays et sa capacité à renouer avec la croissance et l'emploi", prévient Gérard Collomb.

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