Lyon : les élus socialistes choisissent Macron contre le PS

Dans un communiqué envoyé à la presse, bon nombre des socialistes de la métropole lyonnaise affirment officiellement leur soutien à Emmanuel Macron.

"Les 22 et 29 janvier se tiendront les deux tours de la primaire de la Belle Alliance Populaire. Nous élus, responsables, militants socialistes et apparentés de la Métropole de Lyon et du département du Rhône, avons décidé de ne pas y participer", entament les élus socialistes de la métropole.

“Chacun sait bien qu’il n’existe aucune chance de l’emporter pour un candidat sorti de la primaire”

Selon eux, "le fondateur du mouvement En Marche ! est le seul candidat progressiste en mesure de gagner l’élection présidentielle. Chacun sait bien qu’il n’existe aucune chance pour un candidat sorti de la primaire non seulement de l’emporter, mais même d’être présent au second tour".

"Nous sommes conscients que ce choix peut surprendre. Nous le faisons toutefois en responsabilité, convaincus que les valeurs que nous portons sont aujourd'hui mieux défendues par un candidat extérieur à la primaire : Emmanuel Macron", poursuivent-ils.

“C’est que nous vivons une recomposition politique majeure”

"Comme Emmanuel Macron, nous pensons qu’il est urgent de mettre en œuvre des réformes de structure ambitieuses pour faire entrer la France dans le XXIe siècle et réduire la dette publique qui hypothèque notre avenir", estiment les élus socialistes lyonnais. Ces derniers ont aussi dégagé plusieurs autres priorités : "le travail, (...) l'éducation, (...) repenser la protection sociale et (...) la relance du beau projet européen".

Pour les socialistes lyonnais, ce choix d’Emmanuel Macron symbolise aussi la fin d'une époque au Parti socialiste. "C’est que nous vivons une recomposition politique majeure, comme on n’en avait plus connu depuis le congrès d'Épinay", écrivent-ils en référence à la prise de pouvoir de François Mitterrand à la tête du PS en 1971. Un geste de défiance à l'égard du PS alors que Manuel Valls était en visite à Villeurbanne ce mardi matin en compagnie de Najat Vallaud-Belkacem et de Jean-Paul Bret.

Les élus signataires

Abdel Achache, adjoint au maire du 3e arrondissement – Florence Asti-Laperrière, conseillère municipale d'Ecully, secrétaire fédérale – Pascal Belon, secrétaire de section – Samia Belaziz, conseillère municipale de Villeurbanne, conseillère déléguée de la métropole – Geoffroy Bertholle, adjoint au maire du 4e – Romain Blachier, adjoint à la maire du 7e, conseiller métropolitain, membre du bureau fédéral – Emmnanuel Buisson-Fenet, membre du bureau fédéral – Anne Brugnera, adjointe au maire de Lyon, présidente du groupe Socialistes et apparentés à la métropole – Loïc Chabrier, adjoint au maire de Villeurbanne, conseiller métropolitain, secrétaire fédéral – Caroline Collomb, secrétaire de section (Lyon 5e) – Gérard Collomb Guy Corazzol, adjoint au maire de Lyon, secrétaire fédéral – Christian de Salins, adjoint au maire du 5e – Christophe Dercamp, adjoint au maire du 4e, conseiller métropolitain – Izzet Doganel, adjoint au maire de Bron, secrétaire fédéral – Jean-Baptiste Ducatez, conseiller municipal de Genas – Alain Focachon, secrétaire de section (Pierre-Bénite) – Pierre Fronton, adjoint au maire du 3e – Béatrice Galliout, 1re adjointe au maire du 5e, conseillère métropolitaine – Mina Hajri, adjointe au maire du 9e – Saïd Intidam, adjoint au maire du 5e – Brigitte Jeannot, adjointe au maire de Givors, conseillère métropolitaine, secrétaire fédérale – Hubert Julien-Laferrière, maire du 9e – Prosper Kabalo, 1er adjoint au maire de Villeurbanne – Georges Képénékian, 1er adjoint au maire de Lyon, conseiller délégué de la métropole – David Kimelfeld, maire du 4e, 1er vice-président de la métropole, premier secrétaire fédéral – Ali Kismoune, conseiller municipal délégué de Lyon – Michel Le Faou, adjoint au maire de Lyon, vice-président de la métropole – Bruno Lebuhotel, conseiller métropolitain – Franck Lévy, conseiller municipal délégué de Lyon – Karim Matarfi, adjoint au maire du 8e – Catherine Neraudau-Mardon, conseillère municipale d’Ecully – Gérard Nicolas, militant du 1er arrondissement – Sarah Peillon, conseillère métropolitaine, secrétaire fédérale – Narjes Rubat, secrétaire fédérale – Maud Roy, adjointe au maire du 3e – Ronald Sannino, conseiller métropolitain – Valérie Schell, adjointe au maire du 4e – Joël Serafini, militant dans le 2e – Maud Sgorbini, 1re adjointe au maire du 9e – Alain Sitbon, militant à Rillieux-la-Pape – Jérôme Sturla, conseiller municipal de Décines, conseiller métropolitain, secrétaire fédéral – Jean-Louis Touraine, député du Rhône, conseiller municipal de Lyon – Aline Voisembert, secrétaire fédérale – Virginie Varenne, adjointe au maire du 4e, conseillère métropolitaine – Grégory Virga, militant du 4e

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Mise à jour 3 février : pour suivre le meeting d’Emmanuel Macron à Lyon, le LIVE de LYON CAPITALE :

8 commentaires
  1. Gérard Eloi - 17 janvier 2017

    Qu'en attendent-ils, ces 'socialistes' ? Que l'UE soit la carpette de Rothschild plutôt que de Goldman Sachs ? Au secours ! Heureusement, il y a Mélenchon...

  2. citoyen.metropolitain - 17 janvier 2017

    A la soupe, a la soupe...Gérard a sonné le rappel : il n'y aura plus rien a manger si vous votez aux primaires, c'est le maire de lyon et le président de la métropole qui vous menace !et hop, une quarantaine d'affidés rappliquent bien sagement.minables couilles molles...

  3. citoyen.metropolitain - 17 janvier 2017

    31 de ces 'socialistes' doivent leur carrière et indemnité mensuelle à Gérard Collomb.Une belle image de l'engagement politique sincère et désintéressé...(ps pour le rédacteur : l’orthographe du nom du président élu en 1981, c'est Mitterrand, pas Mittérend)

  4. Robes Pierre - 17 janvier 2017

    Collomb a dit, 'à la soupe' sauf que le bouillon risque d'être froid voir glacé, notons quand même les noms de ces 31 individus, histoire de ne jamais voter pour eux.

  5. Gérard Eloi - 18 janvier 2017

    Il ne faut pas voter pour ces 31, puisqu'ils devraient, en soutenant un candidat autre que celui qui sera issu de leur primaire, être exclus de leur parti ! Mais le PS, conscient des manquements de Hollande, Valls et Cie, semble se rallier de + en + à Macron. Or, Macron n'est qu'un disciple de DSK : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/entre-macron-et-dsk-une-filiation-certaine_1844234.html DSK,...le directeur du FMI qui n'avait rien voulu voir venir de la crise financière de 2008. Soit un incompétent total, soit un malhonnête carpette des banques et du système. Y aura-t-il une Mme Diallo pour sauver les inconscients soumis au vampire Macron ???

  6. FEFI - 18 janvier 2017

    La macronite, c'est comme l'épidémie de grippe, plus importante chez nous qu'ailleurs: H1N7?

  7. Martin de Givors - 19 janvier 2017

    En surfant sur la vague du ni gauche ni droite, Emmanuel Macron s’expose au risque de devoir assumer et concilier des ralliements aussi contre nature qu’inattendus. Bien que l’étiquette du PS ne soit pas un gage de succès aux législatives, nombre de parlementaires socialistes auront besoin de la logistique de leur parti pour leur campagne électorale. 'En Marche' peut-il garantir à ceux qui l’auront rallié de pouvoir les aider à remporter les législatives? Ceci peut donc suffire à ce que les soutiens ne soient en fin de compte plus velléitaires que réels. Au fond, le 'phénomène' MACRON me rappelle BAYROU en 2007. S'il arrive en 3ème position, la bulle médiatique se dégonflera et Emmanuel MACRON, sous réserve de poursuivre en politique, aura un parcours similaire au 'centriste' BAYROU.

  8. Gérard Eloi - 19 janvier 2017

    Le 'phénomène' Macron me rappelle plutôt la bulle DSK. Ce directeur du FMI tellement incompétent (ou tellement malhonnête ?) qu'il n'avait pas vu (ou pas voulu voir ?) venir l'éclatement de la bulle financière. Malgré cette incompétence notoire, l'Obs (une dizaine de unes), et quelques autres titres de la gauche caviar, avaient gonflé une bulle DSK en le désignant comme gagnant des primaires de gauche 2012. Mais la bulle mediatico-politique du polichinelle du FMI a -heureusement !- été crevée par Mme Diallo. Tiens, Collomb soutenait DSK en 2012. Comme il soutient Macron aujourd'hui. On attend donc l'éclatement de la bulle.

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