Capture d’écran 2012-05-22 à 12.26.02

Le Grand Lyon disposera de 48 % des sièges du futur pôle métropolitain

Le 16 avril dernier, le préfet signait l'arrêté lançant le pôle métropolitain. Celui-ci sera officiellement inauguré le 31 mai prochain. Avec ses deux millions d'habitants et son million d'emplois, c'est à ce jour le plus important de France, comprenant le Grand Lyon, St-Etienne métropole, la communauté d'agglomération Porte de l'Isère (CAPI, Bourgoin/L'Isle-d'Abeau) et la communauté d'agglomération du pays viennois. Parmi ses compétences, le transport - un syndicat sera créé début 2013 piloté par la Région -, le développement économique, la promotion de l'innovation et de la recherche, l'aménagement du territoire et la culture.

"Il ne s'agit pas d'ajouter une couche supplémentaire à cette spécialité pâtissière française qu'est le mille-feuille" administratif, a promis Jean-Yves Sécheresse, vice-président en charge de la stratégie métropolitaine. Il a assuré que ce pôle serait "un outil utile et nécessaire". Les 64 membres ne percevront pas d'indemnités particulières, et seuls 5 personnels seront au final affectés au pôle. Le président, Gérard Collomb, sera flanqué de trois vice-présidents qui sont à la tête de chacune des intercommunalités parties prenantes. Le budget du pôle métropolitain s'établit à 950 000 euros.

Le conseil siègera à Givors, à la maison du fleuve, point équidistant des différents territoires. Cette assemblée comptera 64 élus : 31 proviennent du Grand Lyon (48,4 % des sièges), 15 de St-Etienne métropole, 9 de la CAPI et 9 du Pays Viennois. Notre communauté urbaine ne pouvait en effet accaparer plus de la moitié des sièges de l'assemblée métropolitaine, en dépit de son poids écrasant. Parmi les Lyonnais envoyés à Givors figurent trois conseillers communautaires issus de l'opposition de droite. Le sénateur-maire d'Oullins, François-Noël Buffet, a regretté que la règle de la proportionnelle n'ait pas été appliquée. Le groupe Synergie envoie 5 représentants, a-t-il comparé.

à lire également
David Kimelfeld, lors de son élection à la présidence de la métropole – Grand Lyon, juillet 2017 © Tim Douet
À la tête de la métropole depuis dix-huit mois, David Kimelfeld accélère le rééquilibrage entre ses compétences urbaines (héritées du Grand Lyon) et sociales (récupérées du département). L’outil créé en 2015 commence selon lui à montrer les premiers signes de sa pertinence. Mais il demande aussi du temps. En creux, David Kimelfeld dresse l’inventaire de la patte qu’il a apportée à cette collectivité depuis qu’il a succédé à Gérard Collomb.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

Nos BD
Faire défiler vers le haut