Laurent Wauquiez 10.16 région 2
© Tim Douet

Laurent Wauquiez et le "sparadrap" Sens commun

Alors que le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes est le grand favori de l'élection à la présidence de son parti, ses adversaires dénoncent ses accointances avec le mouvement issu de la Manif pour tous.

Il a un boulevard, mais au milieu, quelques obstacles. Aujourd'hui, Laurent Wauquiez ne semble pas avoir d'adversaire capable de l'empêcher de ravir la présidence du parti Les Républicains. Mais Le Journal du dimanche de ce 15 octobre évoque "le piège Sens commun" : le mouvement issu de la Manif pour tous, allié indéfectible de Laurent Wauquiez, est pointé du doigt par plusieurs responsables de droite pour sa proximité avec les idées du Front national.

Xavier Bertrand au JDD : "C'est une dérive"

Ce "sparadrap" est "devenu un soutien encombrant ces derniers jours" pour le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Car Christophe Billan, président de Sens commun, s'est dit prêt à lancer une plateforme politique commune avec Marion Maréchal-Le Pen, ex-députée FN. Christophe Billan a été rappelé à l'ordre par Laurent Wauquiez. Mais cela ne suffit pas à certains ténors de la droite. Tels Xavier Bertrand, qui confie au JDD : "Un parti qui veut exclure les Constructifs et ne veut rien faire concernant Christophe Billan, c'est un parti qui fait un vrai choix idéologique. C'est une dérive."

Sens commun a signé une convention avec Les Républicains, et lui reverse une partie du montant de ses adhésions (quelque 20000 euros en 2015, relève le JDD). C'est aussi cette association qui avait su mobiliser en masse pour le discours de François Fillon au Trocadéro, pendant la campagne présidentielle. Mais l'ambiguïté de sa proximité avec une frange du Front national commence à être "ennuyeuse" pour le clan Wauquiez, glisse un proche au JDD. D'un côté, Laurent Wauquiez ne souhaite pas lâcher ce mouvement bien organisé et fidèle. De l'autre, il ne peut le laisser naviguer trop proche de l'extrême droite au risque de se mettre à dos les poids lourds de son parti. Un casse-tête.

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