L'échec de Charles Millon

Battu au second tour lors de l'élection Sénatoriale dans l'Ain, l'ancien ministre de la Défense n'est pas parvenu à faire pardonner son pacte avec le diable en 1998 et cet accord sulfureux passé avec le Front National pour remporter la région Rhône-Alpes. Car M. Millon aurait pu remporter ces sénatoriales s'il avait fait l'unanimité dans son propre camp. A droite, la réserve de voix était largement suffisante pour permettre à Millon de l'emporter, mais son retour politique a été empêché par un 'front anti-Millon' traduit par le maintien au second tour d'un conseiller général divers-droite, Jean Chabry, qui n'a jamais caché son hostilité à l'égard de Charles Millon. Avec ses 580 voix lors du premier tour de scrutin, M. Millon a été distancé par la socialiste Rachel Mazur et l'autre candidate UMP Sylvie Goy-Chavent avec respectivement 588 et 634 voix. Le ballotage était donc défavorable. Le maintien de Jean Chabry au second tour a fini d'achever M. Millon puisque, sur les trois sièges à pourvoir, les voix de droite allaient se disperser entre quatre candidats UMP alors que le PS n'en présentait que deux. Jean-Jack Queyranne, vieil adversaire de Charles Millon au conseil régional, a salué cet échec par 'la victoire de la morale en politique'. Lyon Capitale avait interrogé Charles Millon sur l'hostilité que suscitait sa candidature à droite comme à gauche et notamment sur l'appel qu'avait lancé Jean-Jack Queyranne sur lyoncapitale.fr (lire ici) pour créer 'un front anti-républicain'. Il avait répondu, dépité : 'c'est des conneries tout ça !'. Ce matin, nous sommes parvenu à contacter M. Millon. 'Je n'ai rien à dire' nous a-t-til déclaré avant de raccrocher. Depuis, le téléphone de Millon est branché sur messagerie.

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