David Kimelfeld et Gérard Collomb au conseil métropolitain, le 10 juillet 2017, jour de l'élection du premier © Tim Douet
David Kimelfeld et Gérard Collomb au conseil métropolitain, le 10 juillet 2017 © Tim Douet
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Kimelfeld pris en tenaille par les Collomb

Entre l’absence toute relative de Gérard Collomb et les partisans zélés du ministre de l’Intérieur qui compilent ses tentatives d’émancipation, David Kimelfeld préside la métropole de Lyon en liberté surveillée. Présenté comme le dauphin de l’ancien maire, il voit aussi Caroline Collomb gagner en légitimité auprès des militants En Marche.

Même avec sa casquette de numéro deux du gouvernement vissée sur la tête, Gérard Collomb ne peut pas s’empêcher de porter celle de maire de Lyon. Fin février, dans “sa” ville, c’est plus en local de l’étape qu’en ministre qu’il s’est présenté aux côtés d’Édouard Philippe à la préfecture du Rhône. Ce jour-là, le locataire de la place Beauvau jouait pourtant gros. Accompagné du Premier ministre, il venait présenter le volet humaniste de sa loi sur l’asile et l’immigration, ayant vocation à atténuer le début de fronde au sein des députés En Marche qui jugent celle-ci trop droitière. Malgré ce contexte, Gérard Collomb n’a pu réfréner sa lyonnitude. Aux réfugiés invités par la préfecture, il demanda moins le parcours qui les avait conduits jusqu’en France que leur adresse lyonnaise, qu’il commenta en se rappelant les opérations d’urbanisme passées. La scène était stupéfiante. Sauf pour les élus lyonnais. Ce soir-là, ses deux successeurs, David Kimelfeld et Georges Képénékian, se faisaient encore une fois tout petits. Ils commencent à en avoir l’habitude quand le patron est en ville. “Gérard Collomb, il est toujours à Lyon. Il a même présenté ses vœux aux élus de sa majorité”, s’amuse Renaud Payre, le président du Gram, l’ancien parti de Nathalie Perrin-Gilbert, faisant référence à un passage remarqué de Gérard Collomb en ville fin janvier.

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