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Ils deviennent fans d'Hollande !

Durant la campagne, ils se sont époumonés pour Martine Aubry ou Ségolène Royal, ne se privant pas de railler parfois François Hollande et sa "gauche molle". Foin de ces critiques : à présent ces élus socialistes appuient leur candidat à la présidentielle qui a pris selon eux une nouvelle dimension depuis son discours du Bourget, dimanche dernier. Deux jours avant la présentation officielle de son programme, ils nous expliquent pourquoi ils sont derrière lui.

Hélène Geoffroy, conseillère générale, soutien de Ségolène Royal

"Plus de classicisme que chez Ségolène"

geoffroy  ()

"J'étais venue chercher un élan, comme je l'avais ressenti en 2007 autour de Ségolène Royal. Je crois vraiment que les idées doivent être incarnées, ce que ne pensent pas tous les militants. Or il y a chez Hollande plus de classicisme que chez Ségolène. Il est dans les canons attendus, ne serait-ce que parce que c'est un homme. Elle travaille plus dans l'intuition que lui. Ce dimanche, c'est la première fois qu'il fait vraiment passer une dimension personnelle. Cet objectif est atteint. En tant que ségoliste, j'ai relevé que certains thèmes ont été repris par François Hollande, comme le contrôle des banques et du monde de la finance, l'association des citoyens ou l'appropriation de symboles républicains, comme le drapeau ou la Marseillaise. Ainsi que la question des quartiers populaires avec des propositions sur la sécurité, sur l'emploi, sur la jeunesse ou l'éducation. Une des idées les plus percutantes est le contrat de générations. C'est une mesure de solidarité qui va restaurer de la cohésion sociale. Pour être impliquée dans ces questions de retour à l'emploi, je compte en parler dans la campagne".

Primaire PS 2  © tim douet_034 ()

Pierre-Alain Muet, député, soutien de Martine Aubry

"C'était du Mitterrand"

"Il a prononcé un discours remarquable qui a du souffle. Il a pris une dimension présidentielle. C'est un des plus beaux discours que l'on ait entendu à gauche depuis longtemps. J'ai toujours pensé qu'il gérait bien sa campagne, qu'il ne faut notamment pas se précipiter dans la présentation de son programme. C'est un discours fondateur du redressement de la France. C'était du Mitterrand. Je me félicite de sa proposition d'inscrire dans la Constitution la laïcité plutôt que la réduction des déficits qui est, elle, affaire de politiques".

Farida Boudaoud, vice-présidente du conseil régional, soutien de Martine Aubry

"Martine aurait suivi le même tempo"

"Il a tenu un discours d'1h40 et je n'ai pas vu le temps passer. J'ai apprécié la partie personnelle, quand il a parlé de ses parents conservateurs et de ce que la gauche lui avait apporté. J'ai apprécié aussi l'hommage à Jospin. Il a bien fait de ne pas citer Sarkozy. Il a pris une dimension de rassembleur. Il s'est mis en retrait pour ne pas lasser les gens. Il a pris le temps de constituer ses équipes. Je pense que Martine aurait suivi le même tempo".

Annie Guillemot, maire de Bron, soutien de Martine Aubry

"La laïcité nous protège tous"

guillemot  ()

"Ce qui m'a touché : le calme. Et le fait qu'il se soit placé sur les valeurs. Tous les ténors étaient là, derrière lui, silencieux. J'ai beaucoup travaillé sur le logement. Je retiens plusieurs propositions : la libération par l'Etat de fonciers pour construire plus et permettre aux loyers d'être plus accessibles, le doublement du plafond des livrets A pour permettre aux offices HLM de disposer de plus de fonds propres. Et l'idée de multiplier par cinq les pénalités payées par les collectivités qui ne construisent pas assez de logements sociaux, même si je pense que des villes riches ne se priveront pas de payer et qu'il faut aller plus loin.

Je suis favorable à l'inscription de la laïcité dans la Constitution : elle nous protège tous. Par cette proposition, il s'est adressé à tout le monde et pas seulement au peuple gauche. J'apprécie qu'il ne se présente pas en homme providentiel. Il a annoncé deux débats s'il est élu : l'un sur la République et l'acte II de la décentralisation, l'autre sur l'énergie, avec l'organisation d'un référendum. Il est en train de prendre les habits de présidentiable".

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