Collomb et président Arménie
DR Ville de Lyon ©Muriel Chaulet

Gérard Collomb décoré par le président de la République d'Arménie

Au lendemain de la signature d'une déclaration d'intention relative à la coopération dans le domaine du tourisme entre le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, et le ministre du Développement économique et des investissements de la République d'Arménie, le président Serge Sarkissian était en visite à Lyon.

En mars 1977, Karekine 1er Sarkissian, patriarche de tous les Arméniens, était reçu à Lyon. Vingt-cinq ans plus tard, la coopération forgée entre Lyon et Erevan continue de porter ses fruits, comme l'a rappelé Gérard Collomb lors de son discours d'accueil de l'actuel président de la République arménienne, Serge Sarkissian. "Ce sont les idéaux de paix, de liberté, de respect de la dignité humaine qui ont guidé la coopération forgée avec Erevan, qui a abouti à de très belles réalisations : le lycée professionnel franco-arménien, le jardin de Lyon à Erevan, l'Université Française en Arménie, qui a déjà formé 1 700 cadres depuis sa création et qui continue son développement grâce au partenariat avec l'Université de Lyon 3". Cinq ans après sa première visite à Lyon, le président Serge Sarkissian était convié à une cérémonie de dépôt de gerbes au mémorial lyonnais du génocide des Arméniens. Il s'est rendu ensuite dans le bureau du Maire de Lyon pour une audience avant de partager un déjeuner avec la communauté arménienne de l'agglomération lyonnaise. Au lendemain de la signature d'une déclaration d'intention pour une plus grande coopération entre la France et l'Arménie dans le domaine du tourisme, Gérard Collomb s'est réjoui que la coopération "s'enrichisse en matière de gestion et de planification urbaine – avec plusieurs de nos institutions comme l'agence d'urbanisme, l'école d'architecture, et dans le secteur économique avec l'Office du Tourisme, mais aussi dans le domaine de l'enseignement supérieur".

"Solidarité totale avec les chrétiens d'Orient"

Dans son discours, Gérard Collomb a souhaité évoquer la crise "sans précédent" qui frappe le Caucase et le Moyen-Orient, ainsi que "les tensions persistantes entre les grandes puissances régionales que sont l'Iran, la Turquie et la Russie". Le maire a tenu a rappeler qu'un mois plus tôt, l'archevêque d'Alep était reçu par son premier adjoint, Georges Képénékian et qu'ils avaient évoqué ensemble "le calvaire des chrétiens d'Orient", notamment en Irak et en Syrie. "Je veux redire ce matin qu'à Lyon, notre solidarité est totale" a poursuivi le maire de Lyon. "Et comme nous l'avons fait avec l'Archevêque de Lyon pour les chrétiens de Mossoul, nous continuerons à apporter notre soutien aux populations persécutées, à défendre la diversité des cultures et à promouvoir le respect de la personne humaine" a-t-il ajouté avant d'assurer le soutien "aux côtés du peuple arménien pour qu'une solution pacifique soit trouvée dans le Haut Karabagh". Sur cette ligne de front, les cessez-le-feu entre les forces armées de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie sont régulièrement violés. "Nous savons à quel enchaînement tragique pourrait conduire la réouverture d'un front dans le Caucase du Sud" a précisé Gérard Collomb. À la fin de l'audience à l'Hôtel de Ville, le président de la République d'Arménie aurait remis à Gérard Collomb, à la surprise de ce dernier, l'Ordre national d'honneur "pour sa contribution exceptionnelle au renforcement et au développement des relations d’amitié franco-arménienne".

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