Christophe Guilloteau
© Tim Douet

De Juppé, Guilloteau retient surtout la dissolution

Lyon Capitale continue de faire réagir les élus UMP locaux suite à l’annonce de la candidature d’Alain Juppé à la primaire pour désigner le candidat de la droite aux présidentielles de 2017. Au tour de Christophe Guilloteau, député UMP et conseiller général.

L'annonce d'Alain Juppé ne crée pas un grand engouement chez Christophe Guilloteau, député UMP des monts du Lyonnais. "J'attends de voir la liste complète des candidats mais, dans l'immédiat, la seule question qui vaille est de savoir si Nicolas Sarkozy sera candidat. S'il l'est, les autres n'existeront pas. Les militants lui sont restés fidèles", pronostique-t-il.

“Juppé regarde trop à gauche”

Si, comme beaucoup d'élus, Christophe Guilloteau reconnaît au maire de Bordeaux une stature d'État, il pointe un problème de positionnement chez Alain Juppé : "Je suis gêné de voir que le premier à lui apporter un soutien est François Bayrou. Se rapprocher du centre, ce serait faire le bonheur du FN. Si les Français veulent une politique centriste, qu'ils votent pour l'UDI. Nous sommes un parti de droite et nous devons partir à la reconquête de notre électorat. Juppé a un strabisme avec un œil qui regarde trop à gauche pour des militants déboussolés". D'Alain Juppé, Christophe Guilloteau se souvient surtout de la dissolution de 1997 : "On lui doit la plus belle dissolution de l'histoire de la République française."

Dans un parti qui voit des candidatures émerger de partout pour la primaire ou l'élection du président du parti à l'automne, Christophe Guilloteau plaide pour des élections cloisonnées : "Celui qui sera à la tête du parti ne doit pas être candidat en 2017. Le mélange des genres n'est pas évident." Dans la course à la présidence de l'UMP, le député du Rhône, partisan de Copé lors de la précédente élection, se range pour l'instant dans les non-alignés : "Je suis pour une candidature nouvelle, une tête jeune. Je roulais pour Copé car il est mon ami depuis toujours. Il le reste, même si je pense qu'il doit mettre sa vie politique entre parenthèses."

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