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Clash politique au conseil municipal de Vénissieux

Climat très tendu à Vénissieux. À la suite du conseil municipal du 2 juillet dernier, Michèle Picard, maire de la ville, a tenu à rappeler à l’ordre le conseiller municipal et ancien membre du Front national Yvan Benedetti.

Coup de sang au conseil municipal. Le 2 juillet dernier, le président de l’Œuvre Française et conseiller municipal Yvan Benedetti quitte la séance avec fracas, indigné par le communiqué de la maire de Vénissieux. Ce communiqué faisait suite à la manifestation du samedi 23 juin organisée par les Jeunesses nationalistes. Michèle Picard y dénonçait la “montée constante des forces réactionnaires, racistes et rétrogrades en France et en Europe, face à la banalisation d’idéologies dangereuses pour notre démocratie”, avant d’ajouter que “l’heure [était] à la vigilance républicaine et à la résistance”.

Le ton monte rapidement. Yvan Benedetti, selon les dernières déclarations de Michèle Picard, “évoque le racisme anti-blanc” et “traite” la maire, militante du droit des femmes, d’“assassin d’enfants” quant à ses positions en faveur de l’IVG.

“Les Vénissians ont deux ans à tenir”

Accusant le conseiller municipal d’avoir “troublé l’ordre sans tenir compte des avertissements du président de séance”, Michèle Picard tient à souligner dans un nouveau communiqué que le maire a “seul la police de l’assemblée”. Yvan Benedetti a, selon elle, “excédé les limites du droit d’expression qui appartient aux conseillers municipaux”. En conséquence, Mme Picard annonce dans sa déclaration qu’elle ne “tolérera désormais aucun manquement à cette réglementation”.

De son côté, Yvan Benedetti affirme être confiant quant à son avenir politique. Sur Twitter, le conseiller municipal déclare le 5 juillet : “Les Vénissians ont deux ans à tenir (…) Ils seront débarrassés du communisme et de Peggy Muppet Show.” “Michèle Picard n’a aucune légitimité, affirme-t-il. Ses pratiques sont dignes du communisme de 1945. Elle se moque du monde. Il n’y a plus d’opposition pour elle ; elle cherche à nous réduire à la plus simple expression.”

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