“Renouveau” au sein du Front national : qu’espèrent les élus lyonnais ?

Au soir de l’élection présidentielle, Marine Le Pen a évoqué une “recomposition” nécessaire du mouvement. En réaction à la défaite, une réunion stratégique se tient ce mardi à Paris pour décider de l’avenir du Front national et de sa stratégie pour les législatives. Qu’en pensent les élus à Lyon ?

“Le FN doit se renouveler pour être à la hauteur du rendez-vous qui s'annonce, à savoir les élections législatives”, a déclaré Marine Le Pen au soir de l’élection présidentielle. Certains, à l’instar du candidat dans la 14e circonscription du Rhône Damien Monchau, y voient la volonté de “refonder en profondeur [sa] famille politique afin d’avancer sereinement. Il y a une réunion stratégique aujourd’hui à Paris, mais au niveau local, nous n’avons pas encore de redescente sur cette refondation et les engagements qui seront pris, précise Agnès Marion, candidate du Front national dans la 10e circonscription du Rhône. Il y a eu une défaite, il y a donc une analyse à fournir. Et en fonction de celle-ci, une adaptation de notre outil politique et militant.”

Tout semble bon pour réussir ce renouvellement d’après Damien Monchau, quitte à changer de nom, quitte à avancer, quitte à progresser, quitte à rassembler tous les patriotes.” Dans l’espoir d’attirer un électorat plus large ? “Entre nous et Debout la France, il n’y a qu’un papier de feuille à cigarette”, glisse le coordinateur adjoint du FNJ.

“La possibilité de changer le nom a une forte dimension psychologique”

Abandonner l’enseigne “Front national” pour un nouveau titre plus fringant ? Le tour de manche semble à double tranchant pour Antoine Mellies : “La possibilité de changer le nom a une forte dimension psychologique, suppute le candidat Front national dans la 11e circonscription, et en même temps il ne faut pas qu’on perde notre identité politique.”

Pour le conseiller régional, les idées du FN sont devenues majoritaires dans le débat public. “On le constate dans toutes les enquêtes d’opinion : sujets régaliens, sécuritaires, sur le rapport à la mondialisation, à la construction de l'Union européenne. Alors comment traduire politiquement cette victoire des idées dans les urnes ? Voici la réflexion qui guide la réflexion des cadres et de notre présidente.”

Une discussion dont les élus locaux seraient écartés ? “Je laisse le soin aux cadres nationaux de réfléchir là-dessus, botte en touche le candidat. Pour le moment, nous n’avons pas le temps. Les élections arrivent, nous devons être sur le terrain. Nous devons offrir aux Français la possibilité d’avoir le maximum de représentants. Il serait inadmissible que 11 millions de Français n’aient pas droit à autant de représentants de leurs intérêts et de leurs idées à l’Assemblée nationale.”

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1 commentaire
  1. inesP - 10 mai 2017

    Changer le nom est une bonne idée. Ca oblique les me(r)dias a répéter le nom et donc le message... 'Alliance Anti l'Oligarchie Financière' ou 'Union des patriote hors du système'

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