Lancement du comité de soutien à Sarkozy
©Mathilde Régis

Primaires à droite : l’effet “mobilisateur” des casseroles de Sarkozy

Le comité de soutien de Nicolas Sarkozy dans le Rhône et la métropole a été lancé ce jeudi matin. À la question de savoir si la récente mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion est à même de discréditer le candidat vis-à-vis des électeurs, Philippe Cochet, député du Rhône et maire de Caluire-et-Cuire, répond qu’au contraire “plus ils fouineront sur Nicolas Sarkozy, plus cela va renforcer le nombre de gens qui vont aller voter pour lui”.

"Nicolas Sarkozy est la personne qui a été la plus scannée, découpée en tranches. Ils ont regardé toute sa vie depuis son origine", estime Philippe Cochet devant la trentaine d'élus, militants et sympathisants Les Républicains réunis ce jeudi matin à Lyon. "Quand, à chaque fois, on voit qu'il y a des non-lieux et qu'il n'y a pas de condamnation, au bout d'un moment, ça a plutôt un effet mobilisateur. Il n'a jamais été condamné, on ne rappelle pas très souvent ce genre de chose", considère celui qui a été nommé orateur national pour les collectivités territoriales pour la campagne de primaire de Nicolas Sarkozy.

Le 5 septembre dernier, le parquet de Paris a renvoyé en correctionnelle l'ex-président, ainsi que treize autres personnalités mises en examen dans le cadre de l'affaire de l'agence de communication Bygmalion et du financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Un calendrier "surprenant" pour Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée nationale, venu à Lyon pour lancer le comité rhodanien : "Sans intervenir sur une décision de justice, le calendrier est quand même pour le moins surprenant. Le jour du procès de Jérôme Cahuzac, avant que le dossier ne soit clos, une mise en examen se fait sur un seul motif : le dépassement du compte de campagne."

Le président des comités de soutien de Nicolas Sarkozy poursuit son argumentaire en rappelant que "c'est la première fois qu'un président de la République depuis 1958 a payé le dépassement du compte de campagne, puisqu'il a été condamné par le Conseil constitutionnel. Avec une peine jugée et payée, c'est pour le moins surprenant", répète-t-il. En septembre 2013, les 11 millions d'euros exigés par le Conseil constitutionnel pour renflouer le compte de campagne du parti provenaient des dons au "Sarkothon" organisé par Jean-François Copé.

“Une campagne, c’est à la loyale”

Pour Philippe Cochet, "contrairement à ce que certains pensent, plus ils fouineront sur Nicolas Sarkozy, plus cela va renforcer le nombre de gens qui vont aller voter pour lui, parce que trop c'est trop. Une campagne, c'est à la loyale, et comme par hasard ils tombent tous sur le candidat qui a le plus de chance de devenir président de la République et ça ne fait que mobiliser les gens autour de Nicolas Sarkozy". Pour rappel, Mediapart révélait en juin 2014 que le dépassement des frais de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 s'élevait à 17 millions d'euros.

Loyauté et fidélité font partie des termes qui reviennent dans la bouche des élus rhodaniens pour expliquer leur soutien "immédiat" à l'ex-président. Pour Christophe Guilloteau, le président du conseil départemental, c'est "par fidélité et par amitié" pour celui qui l'a "fait élire député" qu'il apporte son soutien à "l'homme qui incarne le renouveau de la France" et qui "a remis notre parti politique, Les Républicains, en marche". Il précise que sur les 26 députés du Rhône 10 ont immédiatement apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy.

Les élus présents ce jeudi, dont Anne Lorne et Philippe Meunier, sont désormais chargés d'"organiser partout des réunions publiques thématiques", une mission qui n'inquiète pas Christian Jacob, président des comités de soutien à Nicolas Sarkozy, qui précise n'avoir "pas de doutes sur la capacité de la fédération du Rhône à se démultiplier".

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