Lyon
© Tim Douet

Présidentielle : déception des fillonistes au bar l’Edgar Quinet à Lyon

Dimanche 23 avril, pour le premier tour de l’élection présidentielle, les militants lyonnais de François Fillon étaient réunis au bar L’Edgar Quinet, dans le 6e arrondissement. Des cris de surprise ont suivi les résultats.

Au bar L’Edgar Quinet à Lyon, fief des militants fillonnistes le temps d’une soirée, l’ambiance est d’abord conviviale : poignées de main et discussions politiques, autour d’un verre. À l’approche de 20 heures, les soutiens de François Fillon s’attroupent devant la télévision, la tension est palpable. Lorsque la première estimation est révélée, des cris de surprise et de déception se font entendre. Les militants tentent de faire bonne figure, mais rapidement le ton monte.

 

Les jeunes militants insurgés

"Il faut le jeter par-dessus bord", pouvait-on entendre à la vue d’Emmanuel Macron sur l'écran du bar. Les jeunes soutiens de François Fillon, remontés, peinent à comprendre le choix des électeurs : "Si Macron devient président, on repart sur un quinquennat de François Hollande..." Débute ensuite une vive critique de ceux qu’ils qualifient de "gauchistes", suivie d’insultes et de soupçons de corruption. "De toute façon, si Emmanuel Macron gagne, il placera François Hollande à la présidence européenne", avance l’un d’entre eux. Après les résultats, la salle de L’Edgar Quinet se vide rapidement, les militants se retrouvent dehors pour exprimer leur mécontentement et leur désillusion, un verre à la main. D’autres préfèrent quitter les lieux : "Il n’y a plus qu’à rentrer chez nous et attendre les législatives."

“On a perdu l’élection, ne perdons pas notre âme”

François-Noël Buffet, sénateur-maire LR d’Oullins, est "incontestablement déçu" par les résultats des suffrages. "Je pensais vraiment que nous serions au second tour", confie-t-il. Il pense et déplore que "les électeurs se soient prononcés plus sur une image que sur un programme de fond". Il dénonce par ailleurs "des affaires juridico-médiatiques" qui ont rendu "presque inaudible le programme de François Fillon". Pour le second tour, François-Noël Buffet décide de faire "barrage à Marine Le Pen" en votant pour Emmanuel Macron. Il conclut : "Je reprendrai ce qu’un ancien maire de cette ville a dit : “On a perdu l’élection, ne perdons pas notre âme.””

 

La nuit tombe sur le bar L’Edgar Quinet, mais la terrasse ne désemplit pas. Les élus se dirigent vers la préfecture, tandis que certains militants restent installés pour boire et discuter.

Les commentaires sont fermés

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut