Nicolas Sarkozy
© Tim Douet

"La France en état d’urgence à l’intérieur, en guerre à l’extérieur"

De passage dans le Rhône, Nicolas Sarkozy a visité Sorhea, entreprise leader des systèmes de sécurité périmétrique. L’ancien président de la République a également échangé avec d’autres entreprises du secteur de la défense et a réaffirmé la nécessité de renforcer la sécurité du pays dans un contexte "d’état d’urgence".

Ce jeudi, Nicolas Sarkozy passait la journée dans le département du Rhône. Il était, dans l’après-midi, à l’entreprise Sorhea, spécialisée dans la protection périmétrique pour les sites sensibles, à Vaulx-en-Velin. C’est accompagné du PDG, Eric Thord, et du président et fondateur, Yves Monneret, qu’il a découvert les différentes étapes de fabrication des barrières à infrarouge. L’ancien chef de l’État a serré des mains et discuté avec des ouvriers pour la plupart ravis de cette visite. "C’est la première fois qu’un homme politique vient dans l’entreprise. Sans être forcément d’accord avec ses idées, c’est quand même une fierté que Nicolas Sarkozy vienne voir notre travail", expliquait l’un d’eux. "C’est à la fois valorisant pour l’entreprise, mais aussi pour nous d’un point de vue professionnel", confiait un autre ouvrier, récemment arrivé à Sorhea.

"Il faut assurer la protection des Français"

Nicolas Sarkozy était ensuite attendu pour une table ronde autour du thème de la sécurité et de la défense. De nombreuses entreprises spécialisées dans la sécurité étaient présentes aux côtés de Sorhea : Verney-Carron, Procaly, Eden, Ouvry SAS ou encore Rostaing SAS.

"La sécurité est un sujet majeur pour moi. La France est en état d’urgence à l’intérieur, en guerre à l’extérieur. Ce n’est pas le moment de baisser la garde. Il faut assurer la protection des Français", déclarait Nicolas Sarkozy, l’air grave.

Pourtant c’est davantage autour de l’investissement et de la recherche et développement dans les entreprises que la conversation a tourné ce jeudi après-midi. Sorhea est une PME avec un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros et 45 salariés, dont 8 travaillent sur la recherche et développement. Pour son fondateur, Yves Monneret, "toutes les entreprises ont besoin de R et D. C’est un niveau permanent qui nous a permis de faire progresser Sorhea". Mais pour les entreprises présentes autour de la table, la principale difficulté est l’investissement. "Avant qu’une entreprise réussisse, il faut qu’elle investisse. Le problème en France, c’est que les banques ne font confiance qu’à celles qui ont du succès. Les banques ont oublié le travail sur le long terme", déplorait Nicolas Sarkozy.

"Je crois aux armes non létales dans une société aussi violente que la nôtre"

Et quand la sécurité, thème de la réunion, est enfin arrivé sur la table, l’ancien président de la République n’a pas hésité à rappeler qu’il avait beaucoup fait pour la défense, "un secteur si particulier". Il est même allé jusqu’à imaginer "un fond souverain français dédié à la défense".

À l’heure où se tenait cette table ronde, de nouvelles violences éclataient lors des manifestations contre la loi Travail et l’utilisation du 49-3. Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa position concernant la détention par la police de lanceurs de balle de défense. "Je crois aux armes non létales dans une société aussi violente que la nôtre. C’est la seule chose qui permet de rééquilibrer les affrontements entre assaillants et défenseurs". Pour l’entreprise stéphanoise Verney-Carron, productrice d’armes et notamment de Flash-Ball, la polémique autour de son utilisation devient insupportable. "On n’a qu’à remplacer les Flash-Ball par des matraques en mousse !", ironisait le représentant de l’entreprise. Une conversation que le président LR a conclu, sarcastique : "les mousses sont faites de produits chimiques, trop dangereux pour la jeunesse".

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