Thizy-les-Bourgs mairie
la mairie de Thizy-les-Bourgs. (Capture d’écran Google Street View)

Le maire de Thizy-les-Bourgs devant la justice ce lundi après des soirées alcoolisées avec des mineurs

Suspecté d’avoir organisé des soirées alcoolisées avec des mineurs d'un foyer pour enfants, Martin Sotton le maire de Thizy-les-Bourgs est de retour devant la justice ce lundi 24 avril, huit mois après le renvoi de son procès en correctionnelle. 

Plus d’un an après son placement en garde à vue au mois de mars 2022, le maire de Thizy-les-Bourgs, Martin Sotton, est de retour devant la justice ce lundi 24 avril. C’est la deuxième fois en huit mois que cet élu du Rhône comparait devant le tribunal, après un premier passage devant un juge de Villefranche-sur-Saône le 1er septembre qui avait renvoyé l’affaire dans laquelle il est impliqué en correctionnelle.

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Reconnaissance de culpabilité

Pour mémoire, l’élu de 34 ans est poursuivi pour "provocation directe de mineurs de 15 ans et de plus de 15 ans à la consommation excessive d’alcool" et "complicité de conduite d’un véhicule sans permis". Accusé d’avoir organisé des soirées alcoolisées avec des mineurs d'un foyer pour enfants de Saint-Jean-la-Bussière, avant de laisser le volant de son véhicule à l’un des jeunes pour qu’ils puissent rentrer chez eux, l’élu avait reconnu les faits. Il avait admis avoir participé à deux soirées, l’une chez lui le 25 décembre 2021 et l’autre au sein du foyer le 27 décembre.

Une affaire renvoyée en correctionnelle

Le 1er septembre, après l’avoir étudié pendant l’été, il avait accepté la peine proposée par la justice à la suite de sa reconnaissance de culpabilité. À savoir quatre mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans, une interdiction d’entrer en contact avec les mineurs, de se présenter au foyer et l’obligation de suivre des soins par rapport à sa consommation d’alcool. 

Toutefois, contre toute attente, la présidente du tribunal avait finalement décidé de retirer "l’offre" en refusant d’homologuer la peine, estimant que "c’est un dossier qui doit susciter un débat. Chaque partie a des choses à dire", rapportaient alors nos confrères du Progrès. L’affaire est donc de retour ce lundi 24 avril devant le tribunal correctionnel. 

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